Pourquoi les germes hospitaliers se lient-ils plus fortement à certaines surfaces qu'à d'autres ? Cette équipe de microbiologistes de l’Université de la Sarre vient de décrypter le mécanisme d'adhérence des microbes sur les différentes surfaces de l’environnement. Ses travaux, présentés dans la revue Nanoscale montrent comment et pourquoi la bactérie Staphylococcus aureus se lie aux surfaces hydrophobes plutôt qu’aux surfaces hydrophiles.
Cette étude de l’Université d’Édimbourg est la toute première à démontrer que les cellules fongiques peuvent développer une résistance aux médicaments en modifiant la façon dont leur ADN est emballé, mais sans modifier leur séquence ADN. En d’autres termes, la résistance peut émerger, ici chez les champignons en raison de seules altérations épigénétiques et sans mutation génétique. Ces travaux, présentés dans la revue nature, pourraient révolutionner notre compréhension de la résistance aux médicaments ainsi que nos techniques de diagnostic actuelles qui reposent sur le séquençage de tout l'ADN pour identifier les mutations responsables.
Ces petites molécules développées par cette équipe de l’Université Purdue (Indiana) et qui ciblent les entérocoques résistants à la vancomycine (ERV) promettent en effet de stopper certaines de ces superbactéries mortelles et de sauver des dizaines de milliers de vies. Car ces petites molécules, présentées dans le Journal of Medicinal Chemistry possèdent les propriétés nécessaires pour traiter les ERV à la fois dans la circulation systémique et dans le tube digestif, sources de toutes les infections à ERV .
Ce nouveau vaccin composé de particules fongiques chargées de protéines de Staphylococcus aureus (S.aureus) pourra peut-être réussir là où d’autre tentatives basées sur la bactérie ont échoué. Le candidat protège ici, selon cette étude du Cedars -Sinai Medical Center (New York) publiée dans la revue PLoS Pathogens, les souris contre l'infection par S. aureus.
S. aureus est l'une des infections bactériennes et nosocomiales les plus courantes dans le monde, et les souches résistantes aux antibiotiques telles que S.
Cette équipe de dermatologues et infectiologues de l’Université Purdue (Indiana) va contribuer à limiter le fardeau des plaies chroniques infectées (dont des plaies diabétiques), qui s’accroît à la fois avec l’épidémie d’obésité et le vieillissement des populations. L'équipe décrit son invention dans la revue Frontiers in Bioengineering and Biotechnology un pansement ou patch, donc portable et pratique qui ouvre une nouvelle option de traitement des plaies infectées, résistantes aux antibiotiques.
80% de la population mondiale est porteuse du virus de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1) mais dans la plupart des cas, à l’état latent. Cette étude préclinique de scientifiques du Fred Hutchinson Cancer Research Center apporte, dans la revue Nature Communications, la première preuve de concept d’efficacité d’une nouvelle thérapie génique qui permettrait de guérir une infection qui touche des milliards de personnes.
Depuis plus de 30 ans, les Laboratoires ConvaTec apportent une expertise dans le traitement des plaies et de la cicatrisation avec des produits utilisés par les professionnels de santé du monde entier. Aujourd’hui, les Laboratoires ConvaTec lancent une nouvelle gamme de pansements : ConvaMaxTM, pansement hydrocellulaire superabsorbant indiqué pour la prise en charge des plaies aiguës et chroniques modérément à très exsudatives, comme les ulcères de jambe, les escarres, les ulcères du pied diabétique et les plaies chirurgicales déhiscentes.
La plasmine, la forme active du plasminogène est une enzyme qui intervient dans le processus de fibrinolyse, une étape indispensable de la coagulation sanguine et de la cicatrisation. Mais lorsqu’il s’agit de l’intestin, et d’une infection à Clostridioides difficile (C. difficile), une superbactérie responsable d’infections nosocomiales résistantes, l’enzyme est suractivée par la bactérie, au point de détruire les tissus intestinaux et de contribuer à la sévérité de l'infection.
Le retard de cicatrisation des plaies chroniques et notamment des plaies diabétiques est une complication sévère, handicapante et qui obère considérablement la qualité de vie. Chez les patients diabétiques, cette altération est caractérisée par plusieurs anomalies physiologiques dont des changements métaboliques, une réduction de la production de collagène et de l’angiogenèse. Cette équipe du Beckman Institute for Advanced Science and Technologie (Illinois) documente ici, dans le British Medical Journal (BMJ) Open, un système d'imagerie optique multimodal qui permet de surveiller l’évolution de la plaie.
Face à l’absence de nouveaux antibiotiques « dans le pipeline », il convient d’étudier si repositionnés, certains antibiotiques peuvent faire montre d’efficacité contre l’émergence de nouvelles « superbactéries ». Cette équipe de l’Université de Californie du Sud nous en livre un exemple dans la revue Nature Microbiology. Les scientifiques documentent l’efficacité d’un antibiotique principalement utilisé pour traiter la tuberculose, la rifabutine, dans la lutte contre Acinetobacter baumannii, une superbactérie cause d’infections nosocomiales extrêmement difficiles à traiter.