Cette étude de l’University College London qui montre la grande vitesse à laquelle le coronavirus diffuse son ADN une fois laissé sur une surface, mais ne préjuge pas du risque d’infection associé. Car il s’agit bien d’ADN viral dont on ignore l’infectiosité. Cependant, en temps de médiatisation des mesures de distanciation plus que des mesures d’hygiène de base, l’étude a le mérite de rappeler la propagation possible du virus par contact indirect avec des surfaces contaminées.
Eradiquer le coronavirus de toutes les surfaces de son environnement proche avec son propre dispositif de lumière ultraviolette portable peut être faisable, conclut cette équipe d’ingénieurs de la Penn State, qui nous propose, ici dans la revue Physics Communications, des diodes électroluminescentes à hautes performances, plus portables, durables, écoénergétiques et respectueuses de l'environnement.
Ces chercheurs de la Penn avec des collègues de l'Université du Minnesota et de 2 universités japonaises ont développé un dispositif portatif personnel qui émet une lumière ultraviolette de haute intensité qui tue le coronavirus et permet ainsi de désinfecter l’environnement éventuellement contaminé.
Ces nouvelles semelles réfrigérées, développées par des scientifiques de UT Southwestern (Texas) promettent de réduire le risque de lésions du pied pouvant entraîner des amputations chez les patients diabétiques. En abaissant de plusieurs degrés, la température du pied des patients atteints de neuropathie, ce dispositif réduit la sévérité de l’ulcère du pied diabétique. Présentées dans le Journal of Foot & Ankle Surgery, ces semelles pourraient prendre le pas sur des milliers d'amputations associées aux complications de ces ulcères.
Certains agents pathogènes, virus et bactéries peuvent vivre sur certaines surfaces durant des jours. Alors que l’épidémie COVID-19 a entraîné un très grand nombre d’hospitalisations, la question s’est posée de la dissémination du coronavirus SARS-CoV-2, autour des patients infectés, dans les salles de réanimation et autres couloirs de l’hôpital. Cette pandémie entraînera immanquablement des retours d’expérience qui alimenteront les futures stratégies de préparation.
Alors que les antibiotiques sont de moins en moins efficaces face aux résistances bactériennes, que très peu d’antibactériens sont en cours de développement, il reste la solution de stratégies alternatives qui consistent à stimuler les médicaments existants. En bref, il s’agit de trouver des composés auxiliaires, non antibiotiques, capables d'améliorer l'efficacité des antibiotiques actuels. Parmi ces candidats, le cannabidiol (CBD), un des principaux cannabinoïde a retenu l’attention de cette équipe de recherche de l'Université du sud du Danemark qui confirme son intérêt dans les excellents Scientific Reports.
Ces travaux de l’Université de Californie – Irvine qui décryptent l'évolution de l’expression génique et les trajectoires de différenciation des cellules épidermiques lors de la cicatrisation d’une plaie cutanée. Cette recherche expérimentale, menée chez la souris et publiée dans la revue Cell Reports permet notamment de mieux comprendre le retard de cicatrisation et la chronicité des plaies chez les patients diabétiques.
Les bactéries forment des biofilms comme les humains construisent des villes. C’est l’analyse par imagerie de haute résolution de ces virologues de l’Université de Pennsylvanie, de la croissance et de l'expansion des biofilms sur une surface. En suivant pas à pas la croissance d'un biofilm l’équipe constate des similitudes surprenantes avec l'urbanisation. Ces travaux, présentés dans la revue Nature Communications, apportent une nouvelle vision et compréhension de la croissance des biofilms et de moyens thérapeutiques permettant de les éviter.
Pour réduire la fréquence de propagation des infections, il est important de travailler sur les matériaux de surface, que ce soit à l’hôpital pour les revêtements des lits de soin ou des dispositifs médicaux comme les cathéters et les tubes respiratoires, ou pour des objets du quotidien comme les claviers des smartphones ou des télécommandes. Cette équipe de l’University College London(UCL) s’est plus particulièrement penchée sur les infections liées aux soins (IAS) et sur les infections nosocomiales rencontrées à l’hôpital.
L’infection à Clostridium difficile est l’une des infections les plus courantes et les plus sévères. Apprendre qu’elle prospère avec un régime riche en protéines et en matières grasses a donc des implications évidentes, en particulier pour les personnes qui reçoivent un diagnostic d'infection. Cette étude, présentée dans la revue mSystems, de l'American Society for Microbiology, montre ainsi que des souris nourries avec un régime riche en protéines et en graisses sont plus susceptibles de contracter une infection mortelle à C.
De nombreuses personnes se tournent vers leurs proches avant une prise de décision importante. C’est un peu le même principe chez nos cellules immunitaires : après avoir migré vers un site d'infection possible, les macrophages se rassemblent, se dénombrent et se coordonnent avec leurs voisins afin de décider s’il faut passer à la vitesse supérieure. C’est la stratégie sous-jacente à la réponse immunitaire, décrite par ces travaux de la Northwestern University, présentés dans la revue Nature Communications.