En décryptant le mécanisme régulateur de la « supervirulence » de certaines souches de Pseudomonas aeruginosa, cette équipe de l’Université de Hong Kong identifie de nouvelles protéines cibles qui pourront donner lieu au développement de nouveaux antibiotiques. Des travaux présentés dans la revue Nature Communications, qui « dessinent » un réseau nommé PAGnet constitué d’une vingtaine de régulateurs de facteurs de transcription et qui détermine la virulence de la bactérie.
Quelle relation entre une infection urinaire et un AVC ? Mieux comprendre pourquoi et comment les infections peuvent être associées à la survenue des différents types d'accident vasculaire cérébral (AVC), est l’objectif de cette équipe de recherche de l’Icahn School of Medicine du Mount Sinai (New York). Et, de manière a priori surprenante, l’infection urinaire apparaît, parmi les différents types d'infections, un déclencheur majeur d’AVC ischémique, montrent ces données d’association, présentées dans la revue Stroke de l’American Heart Association.
Tenter de vaincre les superbactéries en exploitant un mécanisme naturel de l’organisme, basé sur les défenses immunitaires, c’est la démarche de cette équipe de l’Université d'Édimbourg : précisément, une molécule produite par l'organisme, appelée LL-37, modifie le comportement des cellules lorsqu'elles sont envahies par des bactéries. Elle agit comme une « alarme incendie », avertissant le système immunitaire de l'organisme de l'infection et de la nécessité d’une réponse rapide.
Certains antidépresseurs pourraient contribuer à traiter plusieurs maladies infectieuses, conclut cette équipe de la Virginia Commonwealth University (VCU). L’étude, présentée dans la revue Life Science Alliance montre que les antidépresseurs appelés « FIASMA » (Functional inhibitors of acid sphingomyelinase), en particulier la désipramine, l'amitriptyline et la nortriptyline, pourraient arrêter la croissance voire détruire 4 bactéries pathogènes intracellulaires. La démonstration est ici apportée in vitro et in vivo.
Le contact humain joue un rôle important dans la propagation de certaines infections hospitalières, mais d’autres mesures restent primordiales pour lutter contre ces infections nosocomiales multirésistantes, conclut cette étude observationnelle menée dans un hôpital français. L’analyse conclut, dans la revue PLOS Computational Biology que si le contact humain est bien responsable de 90% de la propagation d'une espèce de bactérie résistante aux antibiotiques, Klebsiella pneumoniae (visuel), il ne l’est qu’à concurrence de moins de 60% pour la propagation d’autres espèces bactériennes.
Parfois, la meilleure défense contre les envahisseurs hostiles est une bonne et longue sieste. C’est la stratégie qu’adoptent parfois les bactéries selon cette étude, présentée dans Nature par des scientifiques de l’Université Rockefeller (New York). Face à une attaque virale, les microbes se défendent ainsi non seulement contre leurs ennemis, mais aussi contre eux-mêmes. Une mesure drastique qui ne tue pas les bactéries, mais les plonge dans un état de dormance empêchant la propagation de l'infection.
Inventés il y a environ 50 ans, les mailles chirurgicales sont devenues des dispositifs clés dans les chirurgies de tissus endommagés, le plus courant étant la réparation d'une hernie. Une fois implantées dans les tissus du patient, la flexibilité et l’adaptabilité de ces mailles aide à maintenir les muscles tendus et permet aux patients de récupérer beaucoup plus rapidement. Cependant, toute insertion d'un implant dans le corps d'un patient s'accompagne d'un risque de contamination bactérienne pendant la chirurgie et de la formation d'un biofilm.
La piste est poursuivie par de nombreuses équipes en cancérologie : pour empêcher la croissance des cellules cancéreuses, on les affame, en bloquant l'accès aux nutriments essentiels à leur croissance dont le glucose et de certaines enzymes, qui les aident à survivre en situation de disette. Ces chercheurs de l’Université de Buffalo (UB- New York) appliquent le même principe aux pathogènes pharmaco-résistants, ici pour traiter une infection fongique résistante.
Les cellules immunitaires accordent la priorité à la clairance des cellules mortes, ce qui annule leur migration normale vers le site de la plaie, ce qui nuit à la réponse immunitaire. Ainsi, les cellules programmées pour mourir (apoptose) et les cellules mortes, perturbent la réponse à la plaie des cellules immunitaires qui luttent contre les infections. On connaissait ce processus, les scientifiques de l’Université de Sheffield nous expliquent, dans la revue PLoS Biology, que les cellules immunitaires accordent la priorité à l'élimination des cellules mortes et non à leur migration normale et essentielle vers le site de la plaie.
Cette équipe de l’École de médecine de l'Université d'Indiana a développé un nouveau type de pansement, à champ électrique, pour lutter contre les infections de plaies et éliminer le biofilm. Cette collaboration d’experts en médecine régénérative et en bioingénierie document ainsi dans les Annals of Surgery, une alternative aux antibiotiques pour, selon les CDC, le soin de 65% des plaies infectées.