Des pratiques rigoureuses d'hygiène et de lavage des mains peuvent permettre de réduire la mortalité, les taux de prescription d'antibiotiques et donc les risques d’antibiorésistance, particulièrement chez les patients/résidents âgés. C’est donc vrai non seulement dans les établissements hospitaliers mais aussi dans les maisons de soins infirmiers ou de longs séjours, conclut cette étude française du laboratoire Modélisation, épidémiologie et surveillance des risques sanitaires (MESuRS) du Conservatoire national des Arts et Métiers.
Ces scientifiques de la National University of Science and Technology MISiS (NUST MISIS, Moscou) proposent ici un nouveau matériau biocompatible et thérapeutique, à base de nanofibres en polycaprolactone pour le traitement des brûlures. Ce matériau, modifié avec une mince couche de « composition antibactérienne » et des composants plasmatiques du sang humain est présenté comme le premier pansement « vivant » adapté au soin des brûlures.
De nombreux gènes capables d'équiper les bactéries de résistance aux antibiotiques ont été identifiés dans de nombreux environnements. En répertoriant les gènes de résistance identifiés chez les pathogènes bactériens humains communs et en étant évaluant, par type de pathogène, les niveaux de risque de transfert de gènes de résistance, ces chercheurs de l’Université technique du Danemark, avec le soutien du Centre de biosécurité de la Fondation Novo Nordisk, vont pouvoir prédire pour chaque pathogène ou maladie l'évolution de la résistance aux antibiotiques et guider aussi le développement de nouveaux antibiotiques.
Pouvoir observer comment les cellules sanguines passent à travers une plaie et forment un caillot… cette plaie miniature auto-cicatrisante créée par des ingénieurs de l’Emory Health Sciences (Atlanta) permet l'étude des saignements et de la coagulation des plaies. Un dispositif ingénieux, présenté dans la revue Nature Communications qui va permettre de développer de nouveaux médicaments et dispositifs de pansement, voire de mieux diagnostiquer l’évolution d’une plaie.
Ces assistants inespérés sont les cellules nerveuses présentes dans la peau. Ces cellules aident en effet les plaies à cicatriser, elles jouent même un rôle clé. Ces travaux de l’Université de Zurich montrent qu’en cas de lésion cutanée, les cellules appelées « gliales » se transforment en cellules réparatrices et se disséminent dans la plaie, où elles distribuent des facteurs de croissance qui aident la peau à se régénérer.
Pourquoi de nombreuses maladies mettent beaucoup plus de temps à se développer chez certaines personnes touchées que chez d'autres ? Il se trouve que presque dans toutes les maladies, il arrive un moment « où le « bien » est dépassé par le « mal » » et si ce modèle de prolifération est rapide pour la majorité des personnes, il peut être beaucoup plus lent pour quelques patients.
Cette recherche de Université technique du Danemark ouvre la voie à des stratégies de traitement personnalisées des infections chroniques multirésistantes, à travers l’analyse d’isolats du pathogène multirésistant Pseudomonas aeruginosa, responsable d’infection pulmonaire chez les patients atteints de mucoviscidose (fibrose kystique). Ces infections à Pseudomonas résistantes aux antibiotiques chez les patients atteints de mucoviscidose ont en effet peut-être trouvé un nouveau protocole de traitement : en identifiant sur ces isolats des mutations spécifiques qui confèrent vulnérabilité ou résistance au pathogène, les chercheurs montrent qu’il est possible d’optimiser le traitement de chaque patient en fonction de son « état phénotypique ».
La fréquence et la sévérité croissantes des infections associées aux soins de santé (IAS) causées par la bactérie Clostridium difficile viennent d’être liées, avec cette étude du Baylor College of Medicine, à l’utilisation d’un additif alimentaire courant, un sucre : le tréhalose. L’équipe de Houston montre in vitro et in vivo, dans la revue Nature, comment le tréhalose augmente la virulence de ces lignées de C.
Les phages sont-ils notre meilleur espoir contre les bactéries résistantes aux antibiotiques ? Cette revue de la littérature de l’University College Cork (Irlande) soutient cette théorie en montrant que les bactériophages, ou phages, ces virus qui infectent et se répliquent dans les bactéries présentent un potentiel considérable pour combattre la résistance aux antibiotiques, ainsi que d'autres menaces pour la santé humaine.