La découverte de ces 2 molécules, Sprouty 1 et Sprouty 2, ouvre une nouvelle voie prometteuse pour mieux lutter contre le cancer et les infections chroniques. En effet, privés de Sprouty 1 et Sprouty 2, nos lymphocytes T effecteurs à mémoire qui jouent un rôle primordial dans la réponse immunitaire secondaire, vivent plus forts et plus longtemps. Avec ces travaux, présentés dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS), cette équipe de scientifiques de Gladstone (San Francisco) découvre en substance comment améliorer la longévité des cellules qui combattent les tumeurs et tuent les cellules infectées.
Cette équipe de l'Université de Lund (Suède) décrit ici comment les propres peptides de l'organisme agissent pour réduire l'infection et l'inflammation en désactivant les substances toxiques formées au cours du processus. Cette étude, publiée dans la revue Nature Communications pourrait mener à de nouveaux médicaments contre l'infection et l'inflammation, en particulier dans la cicatrisation des plaies.
Les toxines neutralisées, appelées lipopolysaccharides (LPS), proviennent des parois cellulaires bactériennes et sont à l’origine de la réaction inflammatoire.
Aux contrôles de sécurité des aéroports, la moitié des bacs présentent des traces de virus du rhume ou de grippe et en concentration supérieure que les surfaces des toilettes. C’est le résultat de l’analyse d’échantillons prélevés sur diverses surfaces, à l’aéroport international d’Helsinki, lors de la saison grippale 2016. Des données présentées dans la revue BMC Infectious Diseases qui n’épargnent pas non plus les aires de jeux, les rampes d'escalier ou encore les écrans de sécurité en verre au contrôle des passeports.
« Un bon scellant chirurgical doit combiner un certain nombre de qualités : il doit être élastique, adhésif, non-toxique et biocompatible ». Ce nouveau scellant chirurgical dérivé de protéines humaines pourrait constituer une alternative avantageuse aux sutures, en particulier en raison de son étanchéité. Cet essai mené in vivo et présenté dans la revue Science Translational Medicine confirme ainsi les avantages de MeTro, un nouveau matériau injectable, à base d’hydrogel et de protéine tropoélastine humaine à fermer avec succès et en toute étanchéité des incisions chirurgicales dans les vaisseaux sanguins ou dans les poumons.
Cette nouvelle souche de la bactérie Staphylococcus epidermidis, une bactérie « de la peau » généralement inoffensive, s’est bien construit une solide défense contre les antibiotiques. Certaines des mutations génétiques identifiées dans ces lignées leur confèrent une résistance non seulement à la rifampicine, mais aussi à des antibiotiques de dernier recours tels que la vancomycine. Ce microbe de « la flore humaine normale » a ainsi donné naissance à des souches pharmaco-résistantes que l'on trouve aujourd’hui dans les établissements de santé du monde entier.
Peu d’études sensibilisent au risque d’ulcère de pression chez l’enfant, et c'est le cas notamment chez l’enfant hospitalisé en unité de soins intensifs (USI). Cette étude du Cincinnati Children's Hospital Medical Center Cincinnati montre toute l’importance de sa prévention -comme chez l’adulte- pour réduire son incidence. Des données présentées dans la revue Pediatrics qui font valoir une réduction possible de moitié de l’incidence chez les enfants à risque élevé.
On estime qu’une personne sur 50 âgées de plus de 80 ans, sera porteuse d’un ulcère de jambe veineux. Traiter les ulcères de jambe dans les 2 semaines qui suivent leur apparition, en fermant les veines défectueuses améliore le taux de cicatrisation de 12 % par rapport au traitement standard par compression seul, conclut cette équipe de l’Imperial College London. La recherche menée auprès de 450 patients britanniques porteurs du type le plus commun d'ulcère de jambe, l’ulcère veineux, appelle à de nouvelles recherches permettant d’élargir les voies de traitement de ce type de plaies chroniques à l’incidence croissante avec le vieillissement de la population et avec l'augmentation de l'obésité et de ses comorbidités.
Développés dans l’objectif de lutter contre les infections du site opératoire (ISO), ces dispositifs de pansement à base de nanofibres, sont chargés de vitamine D afin de stimuler via l’expression de gènes bénéfiques, la production de peptides antimicrobiens. Un dispositif présenté dans la revue Nanomedecine, applicateur local de thérapie génique.
L’objectif de cette équipe de l’Oregon State University était de développer un pansement à base de nanofibres capable de délivrer localement la vitamine D (forme bioactive : 1α, 25-dihydroxyvitamine D3) afin d'augmenter l'induction et les niveaux de l’adénosine monophosphate cyclique humaine (cAMP) et de réduire ainsi le risque d’ISO.
Nouveau pansement ou prototype intelligent qui promet de repérer les ulcères de pression avant qu'elles ne soient visibles par les médecins ou les soignants. Ce développement de l’Université de Californie, Berkeley répond avec le vieillissement des populations et la perte d’autonomie, à un fardeau croissant de santé. Son principe ? L’escarre est caractérisée par un type de mort cellulaire, or au fur et à mesure qu'une cellule commence à mourir, l'intégrité de la paroi cellulaire commence à se dégrader, laissant passer les signaux électriques, à la manière d'une résistance.
Le pH d'une plaie chronique est l'un des paramètres clés pour suivre ses progrès. Ensuite, il y a eu l’avènement de l’électronique flexible. La combinaison de ces connaissances permet à ces bioingénieurs de l’Université Tufts d’aller encore plus loin dans la conception de dispositifs de pansement intelligents qui vont trouver toute leur valeur ajoutée dans la surveillance et l’adaptation continue du traitement et des soins de plaies chroniques.