Cette équipe de l’Université du Texas à San Antonio présente une méthode qui permet de détecter rapidement et précisément les infections, de manière plus rapide et plus précise que les tests existants. Cette méthode électrochimique, présentée dans la revue ChemBioChem, développée à l'UTSA pour tester la présence d'une infection bactérienne qui dépasse en efficacité les méthodes actuellement sur le marché apparaît comme un atout précieux dans la lutte contre les infections nosocomiales et les antibiorésistances.
Ce pansement, développé par une équipe de l’Université de Sheffield, « adhère à la bouche ». Il est ici décrit comme un « patch muco-adhésif ». Cette capacité remarquable de patch buccal et son caractère biodégradable pourraient révolutionner le traitement des affections bucco-dentaires, en particulier des aphtes ou ulcérations douloureuses de la gencive. Un nouveau dispositif, présenté dans la revue Biomaterials, qui, en plus, administre des stéroïdes directement aux lésions buccales tout en créant une barrière protectrice autour de la zone affectée, accélérant ainsi le processus de cicatrisation.
Habituellement les bandes adhésives en particulier celles qui équipent les dispositifs de pansement, sont fabriquées à partir de composés dérivés du pétrole. « Et s'il y avait une façon plus « durable » de les fabriquer ? », s’est interrogée cette équipe de chimistes de l’Université du Delaware. Ces scientifiques ont en effet mis au point un nouveau procédé pour fabriquer du ruban adhésif à partir d'un composant majeur des arbres et des plantes appelé lignine, une substance que les fabricants de papier jettent généralement.
De nombreuses équipes travaillent à améliorer les protocoles ou dispositifs de prise en charge des ulcères diabétiques, des plaies chronique à prévalence croissante, tout autant que l’épidémie de diabète, et dont les complications peuvent mener à l’amputation. Ces travaux d’instituts de recherche américains sur la reprogrammation des cellules de l'ulcère du pied diabétique en vue de créer des cellules souches thérapeutiques, ouvrent, dans la revue Cellular Reprogramming, une toute nouvelle voie thérapeutique prometteuse.
Cette équipe de l’Université de Michigan vient de faire une découverte qui pourrait « changer la vie » de patients atteints d’infections parfois mortelles comme la fibrose kystique ou la mucoviscidose. Un composé présent dans le dentifrice et autres produits d’hygiène, le triclosan s’avère redoutable lorsque combiné avec un antibiotique déjà approuvé, la tobramycine, contre la bactérie Pseudomonas aeruginosa. Des conclusions présentées dans la revue Antimicrobial Agents and Chemotherapy qui peuvent, selon les auteurs, avoir des implications pour de nombreuses infections à biofilms.
Ce bandage de compression est intelligent : tissé avec des fibres photoniques qui changent de couleur, il signale, au patient ou au soignant, le niveau de pression. C’est l’œuvre d’une équipe du Massachusetts Institute of Technology qui a développé ces fibres photoniques sensibles à la pression et tissées dans le bandage.
La thérapie de compression est une forme standard de traitement de l’ulcère veineux et d'autres conditions dans lesquelles les veines ont des difficultés à irriguer les membres inférieurs.
Cette étude de l'Université de Notre Dame (Indiana) et de l'Université de l'Illinois montre, ici avec la bactérie Pseudomonas aeruginosa, comment un pathogène communique des signaux de détresse à sa communauté bactérienne en réponse à certains antibiotiques. La communauté peut développer ainsi une stratégie protectrice qui lui permet de « tolérer » certains antibiotiques.
La compréhension de la résistance aux antibiotiques, au niveau des communautés de bactéries reste très limitée, explique le Dr Nydia Morales-Soto, chercheur à l'université de Notre-Dame et auteur principal de la recherche.
Les bactéries résistantes aux antibiotiques constituent un problème mondial dans les soins et en Santé publique. Pour être en mesure de freiner voire bloquer l’émergence de souches résistantes, il faut bien comprendre les facteurs et les mécanismes en cause. Cette recherche de l'Université d'Uppsala (Suède) montre, dans la revue Nature Communications, que de très faibles concentrations d'antibiotiques peuvent, contrairement aux idées reçues, déclencher, chez les bactéries, une antibiorésistance élevée.
Les spécialistes du soin des brûlures signalent une augmentation spectaculaire de la survie aux brûlures au cours de ces 30 dernières années. Ainsi, depuis 30 ans, chaque année, le risque de mortalité se réduit d'environ 2% dans tous les groupes d'âge et quels que soient la taille et le type de brûlure. Cet état des lieux positif, présenté dans le Journal of American College of Surgeons, ne doit pas faire oublier que les brûlures sont l'une des principales causes de blessures involontaires et de décès.
Ce candidat est peut-être le premier d’une nouvelle classe d'antibiotiques, en 30 ans. Ce nouvel antibiotique capable de détruire les superbactéries vient d’être synthétisé avec succès par une équipe de l’Université de Lincoln. Basé sur la téxobactine, un antibiotique naturel découvert par des scientifiques américains dans des échantillons de sol en 2015, le candidat synthétique, comme son homologue naturel serait en effet capable de lutter contre les pathogènes résistants aux antibiotiques tels que SARM et ERV (Entérocoque Résistant à la Vancomycine).