Ces scientifiques ont mis au point une nouvelle méthode de synthèse des para-carboxyplénylsiloxanes, une classe unique de composés organosiliciés. Les substances qui résultent de cette synthèse sont prometteurs pour la création de composés silicones autocicatrisants, électroconducteurs et résistants aux températures extrêmes. Documentés dans le Journal of the American Chemical Society, ces composés promettent un large spectre d’utilisation, de
à la fabrication de nouveaux matériaux hybrides pouvant être utilisés en catalyse, conditionnement, stockage et dans de nombreux autres domaines de la science, de la technologie et de la médecine.
La phagothérapie ou l’utilisation de virus bactériophages ou « phages » capables d’infecter et de se reproduire dans les bactéries, en particulier dans les bactéries résistantes aux antibiotiques s’est avérée prometteuse maintenant dans de nombreuses études.
Cette nouvelle série de cas traités par phagothérapie, la plus large jamais entreprise, précise aujourd’hui le taux de réussite de ces thérapies innovantes quoiqu’anciennes. Ce rapport de virologues de l’Université de Pittsburgh, présenté dans la revue Clinical Infectious Diseases, fait aujourd’hui état d’un taux de succès de plus de 50 %.
Décrypter le processus de métamorphose ou « filamentation avant l’infection » des bactéries E. coli uropathogènes (UPEC), inspire à cette équipe de l’University of Technology Sydney de nouveaux traitements pour les infections des voies urinaires. Des données précieuses, présentées dans la revue Nature Communications, face à l’augmentation de la résistance de ces infections aux antimicrobiens.
Les infections des voies urinaires sont à la fois très courantes et très dangereuses.
Les agents pathogènes peuvent « faire du stop » et embarquer sur des déchets plastiques pour voyager ainsi très loin en mer, en affectant la faune et la santé humaine, relève cette équipe de biologistes de l’Université de Californie – Davis. Cette analyse de fibres microplastiques qui constate des biofilms et identifie différents pathogènes, présentée dans les Scientific Reports, est la première à établir un lien entre les microplastiques dans l'océan et les agents pathogènes terrestres.
Clostridioides difficile ou C. difficile est sans doute le premier des « fléaux bactériens » dans les soins de santé, la première source d’infections nosocomiales, touchant généralement les patients rendus vulnérables par l'utilisation d'antibiotiques, et l’une des premières bactéries à faire de l’antibiorésistance. Et lorsqu’on mesure sa diversité, les « choses se compliquent », nous expliquent ces biologistes de l'Université de Californie à San Diego, de la Jacobs School of Engineering (San Diego) et du Baylor College of Medicine (Houston).
Parmi les mesures largement évoquées depuis la pandémie COVID, mais pas toujours mises en œuvre, l’aération ou la ventilation des lieux fermés et publics, en particulier ceux qui reçoivent un public plus vulnérable comme les jeunes enfants ou les personnes âgées.
C’est l’objet de cette étude de cliniciens de l’Hôpital universitaire de Louvain (UZ Leuven) qui relève des niveaux élevés d'agents pathogènes respiratoires dans l'air des crèches, des écoles, des maisons de retraite et d'autres environnements intérieurs.
Cette équipe de virologues de l’Université de Newcastle, perce à jour l’armure protectrice de la superbactérie Clostridioides difficile ou C.difficile, une bactérie responsable d’infections nosocomiales entraînant des symptômes sévères, dont la diarrhée et des lésions massives dans l'intestin qui peuvent aboutir au décès : cette enveloppe protectrice, qualifiée de « spectaculaire » permet d’expliquer la capacité de la superbactérie à résister aux antibiotiques et aux composants moléculaires du système immunitaire.
Déjà connue sous l’appellation de « gardien du génome », pour son effet anticancéreux car elle bloque la division cellulaire en cas d'anomalie, la petite protéine P53 gagne ici ses galons dans la réparation des tissus, avec cette étude de biologistes moléculaires de différents instituts britanniques, dont les Universités de Bristol et de Cambridge. Ces travaux, publiés dans la revue Science, apportent une nouvelle compréhension des mécanismes et des facteurs moléculaires en jeu dans l'épithélialisation et la cicatrisation des plaies, mais plus largement dans la migration cellulaire -et donc la propagation des cancers.
Cette recherche, à paraître dans l’American Journal of Infection Control (AJIC), sensibilise au risque de contamination encouru par les techniciens de laboratoire et des plateaux techniques, en particulier les agents de stérilisation, eux-aussi exposés fréquemment aux fluides corporels des patients, peut-être même plus fréquemment que les médecins cliniciens et les soignants pour lesquels ce risque est peut-être mieux documenté. La recherche suggère que les personnels en charge du traitement des instruments médicaux et en particulier de leur stérilisation, peuvent, eux-aussi, -aussi être exposé aux tissus, au sang et aux fluides corporels du patient en dépit de l'utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI).
On commence à mieux connaître la phagothérapie ou l’utilisation de virus révolutionnaires tueurs de bactéries. Ici, ces chercheurs de l’Université de Montpellier et de l’Université de Pittsburgh, suggèrent de les combiner aux antibiotiques pour porter un coup fatal aux bactéries résistantes. Ces travaux expérimentaux, menés sur le poisson zèbre et publiés dans la revue Disease Models & Mechanisms, ouvrent la voie à un nouveau protocole de lutte contre les antibiorésistances.