Cette équipe de l’Université de Californie – Irvine propose une nouvelle stratégie pour lutter contre Clostridioides difficile (C. difficile), une cause d’infections gastro-intestinales et nosocomiales de plus en plus résistantes aux antibiotiques. L’équipe décrit ici, dans la revue Nature Communications, une thérapie de nouvelle génération pour la prévention et le traitement de l'infection basée sur des leurres imitant le récepteur humain de la toxine B de C.
Cette étude de scientifiques de la New York University School of Medicine et de la Russian Academy of Sciences montre le rôle clé de la production bactérienne de sulfure d’hydrogène ou hydrogène sulfuré dans le développement de leur résistance aux antimicrobiens. En d’autres termes, cibler et inhiber la production d'hydrogène sulfuré dans les bactéries pourrait rétablir les effets mortels des antibiotiques sur les pathogènes qui leur sont résistants.
Les voyageurs ramassent de nombreux gènes qui favorisent la résistance microbienne, nous explique cette équipe de l'Université de Washington, et ces « nouveaux » gènes peuvent ensuite se propager lorsque les voyageurs rentrent chez eux. Cette recherche, publiée dans la revue Genome Medicine, alerte notamment sur un processus de propagation rapide de ces résistances : différentes communautés bactériennes partagent leurs gènes de résistance aux antimicrobiens via un processus connu sous le nom de transfert horizontal soit l'échange d'éléments génétiques mobiles ou d'extraits d'ADN « qui sautent d'une bactérie à une autre ».
Ce patch « microneedle » ou microaiguilles, développé par des bioingénieurs de l’Institut Karolinska (Suède) va permettre de délivrer des antibiotiques localement par voie cutanée et de limiter ainsi les traitements systémiques. Une application immédiate pourrait être le traitement des infections cutanées à SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) majoritairement traitées par injection intraveineuse d'antibiotiques. Documenté dans la revue Advanced Materials Technologies, le patch apporte ici ses premières preuves d’efficacité contre les bactéries SARM présentes dans la peau.
L’équipe de la Ben-Gurion University (BGU) a conçu des pincettes moléculaires qui attaquent les bactéries résistantes aux antibiotiques : plutôt que les bactéries, ces pincettes ciblent le biofilm, la couche de fibres qui les unit et les protège. En agrippant les fibres et en détruisant le biofilm, la pince moléculaire perturbe les bactéries sans les attaquer directement, ce qui empêche l'apparition de résistance.
Cette étude « iPSYCH », menée par une équipe de l’Université d'Aarhus (Danemark) montre que les patients hospitalisés ou reçus en urgence à l’hôpital en raison d’une mononucléose infectieuse présentent un risque très accru de développer une dépression par la suite. L’identification de cette corrélation entre mononucléose « sévère » et symptômes dépressifs, suggère que la forte fatigue à long terme, l'activation du système immunitaire, peut-être même une atteinte du cerveau, seraient autant de facteurs possibles de ce risque accru de dépression.
Cet antidiabétique bien connu, la metformine, pourrait protéger contre une infection dangereuse, l’infection à Clostridioides difficile, ou C. diff, ou C. difficile, une infection nosocomiale particulièrement résistante aux antibiotiques. L’étude, menée par une équipe du Wake Forest School of Medicine (Caroline du Nord) et présentée lors du congrès digital Experimental Biology 2021, montre sur 3 modèles d’étude différents que le médicament permet d’inhiber la propagation de la bactérie.
Mais comment fonctionne notre système immunitaire ? Si tous les systèmes de notre organisme ont leur importance et leur rôle à jouer, l’immunitaire occupe une place toute particulière. Sans lui, nous serions constamment malades, car notre environnement regorge d’agents pathogènes (microbes). Connaître le fonctionnement de notre système immunitaire ne concerne pas que les médecins. Cela peut permettre à chacun, non seulement de mieux comprendre son corps, d’être acteur de sa propre santé mais aussi d’adopter un certain nombre de gestes bénéfiques.
La phagothérapie, une technique médicale pratiquée depuis environ un siècle, n’est encore étayée que par peu de preuves cliniques et les quelques études sur le sujet ont abouti à des résultats mitigés. Ici, ces scientifiques des National Institutes of Health notent cependant que les phages sont d'un grand intérêt, en regard notamment du manque d'options alternatives pour lutter contre les infections pharmacorésistantes.
C’est un développement de bioingénieurs de la North Carolina State University avec des collègues de l'Université de Boston : une famille de polymères autostérilisants capables d'inactiver les coronavirus, dont le SRAS-CoV-2. Ces travaux, présentés dans la revue Advanced Science, ouvrent la voie à toute une série d’applications qui devraient contribuer à réduire la transmission de COVID-19 et d'autres maladies. Comme le revêtement de masques faciaux en plastique (Visuel).