Les salmonelles peuvent provoquer une intoxication alimentaire avec une diarrhée sévère. Lorsqu’elles passent de l'intestin au système sanguin, elles peuvent entraîner une septicémie-qui peut être mortelle. Les salmonelles sont des bactéries de plus en plus résistantes aux antibiotiques. La découverte par cette équipe de chercheurs de l’Université de Würzburg (Bavière), de nouvelles petites protéines de la salmonelle susceptibles de jouer un rôle crucial dans l'infection, va permettre de développer des traitements plus efficaces contre la bactérie.
Le champignon Trichoderma livre à des scientifiques de l'Université RUDN (Riussie) un produit métabolique précieux pour développer un nouveau gel cicatrisant. Cette substance est la L-lysine-oxydase, une enzyme déjà bien documentée pour sa capacité cicatrisante. Le procédé de développement et de fabrication, documenté dans les Systematic Reviews in Pharmacy, qui ne nécessite pas de purification coûteuse des liquides biologiques initiaux, promet d’être « facilement » réalisable et peu coûteux.
Le sol pourrait-il aider à enrayer les saignements mortels ? Cette étude de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC, Canada) révèle en effet un nouveau mécanisme naturel : les silicates du sol, le matériau le plus abondant sur la croûte terrestre, jouent un rôle clé dans la coagulation du sang. La recherche, publiée dans la revue Blood Advances montre ainsi que le sol n'est pas simplement notre matrice alimentaire ou une source de matériaux de construction pour nos habitations.
Cette équipe de chirurgiens et dermatologues de la Fujita Health University nous explique comment la cicatrisation peut être retardée et se dérouler par paliers, en raison de mutations génétiques : des mutations génétiques également sous-jacentes à différents troubles inflammatoires cutanés qui peuvent retarder la cicatrisation des plaies. La recherche, publiée dans les Scientific Reports en identifiant un nouvel interrupteur de la cicatrisation, montre aussi qu’il existe des moyens de normaliser le processus.
Cette équipe de bactériologistes de l'Université de Jena (Allemagne) découvre qu'une substance toxique trouvée dans Staphylococcus aureus stimule la régénération tissulaire. Le même « cocktail » toxique avec lequel Staphylococcus aureus endommage les cellules et les tissus a également des effets positifs : des cellules immunitaires spécifiques sont stimulées par la toxine bactérienne pour produire des substances messagères spécialisées qui contribuent à réduire l'inflammation et à favoriser la cicatrisation des tissus.
Les graisses ne servent pas seulement à stocker de l’énergie mais elles permettent aussi à nos cellules de combattre les bactéries. En décryptant dans la revue Science comment des gouttelettes lipidiques peuvent aider notre système de défense à lutter contre l'infection, cette équipe de l'Université du Queensland ouvre un nouveau paradigme, naturel, pour mieux lutter contre les résistances.
L’équipe australienne a utilisé la microscopie électronique 3D pour détecter d’infimes gouttelettes lipidiques (vertes sur visuel ) dans les macrophages infectés par des bactéries (bleu).
Le gel hydroalcoolique est devenu, en quelques mois, l'accessoire indispensable dans toutes les maisons, tous les magasins et tous les sacs à main. Tout d'abord, ce produit est nécessaire dans le cadre du respect des gestes barrières pour endiguer l’épidémie de COVID-19. Afin de garantir une sécurité totale aux utilisateurs, la marque Kleengel, spécialisée dans la production de gel hydroalcoolique pour les services hospitaliers, a décidé d'ouvrir l'utilisation de ses produits au grand public.
Cette étude d’une équipe de l'Université de l'Indiana (IU) évalue les bénéfices éventuels du recours, en prophylaxie, à la thérapie par pression négative (TPN) pour favoriser la cicatrisation et réduire l'infection du site opératoire après césarienne chez la femme obèse. Ces données présentées dans le JAMA montrent en effet des résultats similaires avec des soins de pansement standards. Avec des implications considérables en regard de la croissance du taux et nombre d’accouchements par césarienne dans le monde.
Comprendre la manière dont les virus pénètrent dans les cellules puis parviennent à libérer leur ADN dans le noyau de la cellule hôte pour se répliquer, pourrait mener à de nouvelles stratégies antiinfectieuses. C’est la tâche à laquelle s’attaque cette équipe de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) qui présente ses travaux dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS).
Une nouvelle approche pour comprendre la biologie de la cicatrisation des plaies est proposée par cette équipe de Université Thomas Jefferson qui utilise les pansements usagés comme mode d’échantillonnage cellulaire et moyen novateur et non invasif d'étudier les mécanismes qui favorisent ou pas la cicatrisation. Cette nouvelle approche est décrite dans les Scientific Reports.
Nos corps pansent souvent par eux-mêmes leurs blessures.