Les peptides artificiels pourraient être une arme prometteuse contre les bactéries résistantes aux antibiotiques, suggèrent ces chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui, à l'aide d'un algorithme informatique, développent des peptides plus puissants que ceux trouvés dans la nature. Cette stratégie innovante, présentée dans Nature Communications, qui consiste à imiter, avec l’algorithme, le processus naturel de l'évolution, a déjà permis de découvrir un candidat-médicament prometteur, capable d’éliminer les bactéries chez la souris.
L'une des complications les plus sévères et handicapantes du diabète est le développement de plaies au pied ou au bas de la jambe. Une fois développées, ces plaies peuvent devenir chroniques, persister pendant des mois, voire des années, conduisant à des infections douloureuses et dangereuses et à l’amputation. Cette recherche menée à l’Université de Yale révèle une protéine particulière au rôle clé dans le maintien de ces plaies.
Ces chercheurs français avec des collaborateurs de Chicago, présentent une nouvelle classe d'antibiotiques, les « ODL », ou odilorhabdines, pour lutter contre la résistance aux médicaments. Cet antibiotique se lie à un site encore jamais ciblé du ribosome de la cellule bactérienne, perturbe ainsi la synthèse des protéines dont la cellule a besoin pour vivre, et élimine ainsi la cellule. Ces travaux présentés dans la revue Molecular Cell, en apportant une nouvelle promesse dans le pipeline, répondent aux besoin urgent de nouveaux antimicrobiens
L’antibiotique présenté par ces chercheurs de l'Université de l'Illinois (Chicago) et de Nosopharm, une biotech française basée à Nîmes a deux particularités : sa source non conventionnelle et sa façon bien à lui de tuer les bactéries.
Ce sont des « nano-enzymes », ou des enzymes artificielles, activées par la lumière et programmées pour tuer les bactéries. Leur mission, débarrasserdes bactéries les plaies infectées, les hôpitaux ou tous lieux communautaires susceptibles de propager des infections bactériennes. Cette équipe de l’Université RMIT (Melbourne) apporte ici la preuve d’efficacité des NanoZymes en laboratoire et va évaluer maintenant leur performance à long terme dans d'autres produits de consommation.
Cette équipe de l’Université Texas propose un dispositif innovant, inspiré, au départ, par les blessures « pénétrantes » causées par les éclats d'obus. Ce type de plaie complexe doit être traité dès le champ de bataille et entraîne fréquemment le décès par hémorragie. Cet agent gélifiant sophistiqué, qui constitue un pansement injectable capable d’arrêter le saignement et de favoriser la cicatrisation, répond au besoin jusque-là non satisfait d’une intervention rapide voire même d’une auto-administration possible.
Cet état des lieux sur l’usage global des antibiotiques dans le monde explique et suscite l’inquiétude sur l’émergence croissante des antibiorésistances : en 15 années seulement, et partout dans le monde, l'usage des antibiotiques a suivi une augmentation de 65% avec des tendances à la hausse entre 2010 et 2015 dans la plupart des 76 pays étudiés. Des données précieuses et complètes publiées dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine qui alertent sur la nécessité, apparemment non encore intégrée, d’un usage raisonnable et raisonné.
Cette nouvelle génération de pansements en nanofibres présentée par une équipe de Harvard et du Wyss Institute for Biological Inspired Engineering améliore la régénération des tissus et accélère considérablement la cicatrisation. Précisément, 2 types de pansements à base de nanofibres, décrits dans deux articles distincts, utilisent des protéines naturellement présentes dans les plantes et les animaux pour favoriser la cicatrisation et la régénération des tissus.
Empêcher la transition génétique de la bactérie, de l’état commensal à l’état pathogène, c’est le mécanisme ciblé par cette équipe de l’Institut Pasteur-CNRS : l’équipe identifie précisément un nouveau gène du staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) à la fois facteur de virulence, de formation de biofilms et de résistance à certains antibiotiques. Ces travaux présentés dans la revue PLoS Pathogens qui cherchent à mieux comprendre ces facteurs de virulence, ouvrent de nouvelles pistes de contrôle des mécanismes d’antibiorésistance.
Une coupure à l'intérieur de la bouche cicatrise beaucoup plus rapidement qu'une coupure sur la peau, pourquoi ? Cette équipe de l’Université de Pennsylvanie révèle des caractéristiques prometteuses des cellules souches mésenchymateuses gingivales (GMSC) pour la cicatrisation des plaies. Ces travaux, présentés dans la revue Science Translational Medicine ouvrent une nouvelle piste thérapeutique pour la prise en charge des plaies à retard de cicatrisation ou chroniques, comme les plaies diabétiques.
Ce médicament innovant fait partie d'un vaste programme de développement de produits hémostatiques hybrides à base de nanomatériaux. Ici, il s’agit de nanoparticules magnétiques contenant de la thrombine, destinées à arrêter plus efficacement les hémorragies que les médicaments existants. Les chercheurs de l’Université ITMO (Saint-Pétersbourg) montrent, dans les Scientific Reports, qu’injecté par voie intraveineuse ou administré directement sur le site d'une lésion vasculaire, le médicament accélère la formation de caillots locaux et divise par 15 le volume de la perte de sang.