41 cas d’infections à Clostridium difficile ou C. difficile inquiètent les services sanitaires de Provence-Côte d’Azur. Ici, il s’agit d’une souche « mutante », nommée 027, responsable d'infections nosocomiales dans les établissements des Bouches-du-Rhône. Cette souche, associée à une contagion prolongée et très difficile à traiter par antibiotiques, libère des spores très résistantes sur une longue période presque impossibles à éliminer.
Cette recherche de l’Université de Laval, présentée dans la revue Advances in Skin and Wound Care propose l’utilisation de pansements de peau humaine pour soigner les ulcères cutanés, en particulier, ceux réfractaires aux traitements courants. Il s’agit de dispositifs de pansements constitués de substituts de peau cultivés in vitro. Ils montrent ici leur efficacité chez des patients atteints d’ulcères veineux de jambe, qui ne parviennent pas à cicatriser.
Petit bénéfice par rapport à la prévention de la propagation des maladies infectieuses, certes, mais se laver les mains apporte aussi un certain optimisme, selon cette petite étude de l’Université de Cologne, qui s’est penchée sur la psychologie de l’hygiène physique ! Les conclusions, surprenantes, publiées dans la revue Social Psychological and Personality Science, révèlent un tout nouvel effet de l’hygiène, sur notre psychologie.
Le rôle clé de cette molécule, FOX01, dans le processus de cicatrisation des plaies, vient d’être mis en lumière par ces chercheurs de l'Université de l'École de médecine dentaire de Pennsylvanie. Leurs travaux présentés dans le Journal of Cell Biology, apportent aux chercheurs une nouvelle cible pour des médicaments capable d’accélérer ce processus de cicatrisation.
En cas de blessure ou de brûlure, un processus de signalisation moléculaire se met en marche pour refermer la plaie et de rétablir la couche de protection de la peau.
La transplantation fécale a le vent en poupe même si elle reste peu pratiquée encore et si de nombreux patients y sont réticents. Cette étude de l'Université du Maryland, publiée dans l’édition du 26 novembre de la revue PLoS ONE réaffirme ses bénéfices possibles, ici pour montrer qu’en restaurant des bactéries utiles et normales de l'intestin, la transplantation fécale peut contribuer à traiter les patients souffrant d'infections à Clostridium difficile récurrentes.
C’est un nouveau traitement possible des plaies diabétiques chroniques et non cicatrisantes, que suggère cette équipe de l’Université du Michigan. L'étude, présentée dans la revue Immunity et menée à la fois sur des tissus humains et chez l’animal, apporte un début de réponse à un défi majeur, alors que les amputations associées à ces plaies non cicatrisantes induisent un taux de survie réduit à 50% à 3 ans.
Ce nouveau dispositif de pansement adhésif actif, développé à l’Institut Wyss à Harvard, se contracte lorsqu'il atteint la température du corps, ce qui lui permet d'accélérer la cicatrisation des plaies cutanées ouvertes. Le dispositif, présenté dans la revue Science Advances pourrait également être utilisé pour fermer des plaies sur des tissus internes tels que le cœur, administrer des médicaments et fonctionner dans des thérapies basées sur la robotique douce.
« Ce n’est que le début », annoncent ces scientifiques de l’EPFL. Leur plateforme pourrait permettre la fabrication d’une large palette de modèles de tissus, de dispositifs médicaux et d’implants personnalisés. L’équipe a mis au point une méthode optique ultra-rapide qui permet de sculpter des formes complexes dans des hydrogels dotés de cellules souches, puis de les vasculariser. Une approche novatrice, présentée dans la revue Advanced Materials qui ouvre de toutes nouvelles opportunités dans le domaine de la cicatrisation, de l’ingénierie tissulaire, pour la fabrication d’organes et de tissus artificiels.
Les nanofibrilles de cellulose ont des propriétés qui peuvent améliorer les caractéristiques des pâtes d’impression 3D à visée biologique. C’est le principe de fabrication retenu par cette équipe du Centre de recherche technique VTT de Finlande qui développe un nouveau matériau de traitement des plaies en 3D destiné à la surveillance du processus de cicatrisation, à ce stade à l’hôpital.
L’impression 3D se révèle de plus en plus comme une méthode de fabrication efficace pour des structures complexes, personnalisées et légères, à visée biologique et thérapeutique.
Cette nouvelle molécule documentée par une équipe de la Virginia Tech a « plusieurs cordes à son arc » : Ce composé appelé alphaCT1 induit des effets bénéfiques ce qui concerne la cicatrisation des plaies cutanées, en particulier des plaies chroniques telles que les ulcères du pied diabétique mais permet aussi, en cas de crise cardiaque, de limiter le risque de lésion ischémique hypoxique au premier groupe de cellules touchées, épargnant ainsi les cellules du muscle cardiaque situées à proximité.