7% des patients des pays développés et 10% des pays en développement contractent une infection nosocomiale, associée aux soins de santé. À l’occasion de la Journée de l’hygiène des mains du 5 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappellait aux patients aussi et à leur entourage que veiller aussi de leur côté au lavage des mains est un bon moyen d’éviter l’infection.
Escherichia coli, Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa continuent à faire des victimes, les plus sévères en centres de lutte contre le cancer ou en réanimation. Ainsi, si par rapport à une précédente enquête de 2006, les infections nosocomiales sont en forte diminution, de 21% dans les services de type soins de suite et de réadaptation (SSR), les unités de soins de longue durée (USLD) ou en psychiatrie, leur prévalence, en 2012 est restée stable en court séjour.
Plus de bactéries dans les glaçons servis avec les boissons de 6 restaurants sur 10, que…dans les toilettes, titre le Daily Mail. Un avertissement en matière d’hygiène commentent les autorités sanitaires britanniques. L’occasion de rappeler, avant l’été, que ni le froid, ni l’alcool, n’éliminent totalement toutes les entérobactéries de l’eau.
Cette enquête a testé et analysé la glace et l'eau de toilettes de 10 chaines de restaurants dont McDonald, Burger King, KFC et Starbucks mais, comme les toilettes sont nettoyés plus souvent que les machines à glace, les bactéries seraient plus nombreuses et plus concentrées dans les boissons.
Pourquoi, chez l’Homme, les cheveux ne se régénèrent pas après une blessure ? En raison d’un niveau insuffisant d’un facteur de croissance, répondent ces chercheurs de l'Université de Pennsylvanie. Un catalyseur qui pourrait être utilisé en thérapeutique pour les personnes atteintes de divers troubles du cheveu et du cuir chevelu et tout particulièrement en cas de cicatrice. Car leur étude, publiée dans la revue Nature Medicine répond à la question en identifiant le rôle de ce facteur FGF9, dans la croissance des follicules de cheveux et dans leur régénération pendant le processus de cicatrisation des plaies.
Parce que le risque de transmission des bactéries est plus élevé sur la peau humide que sur la peau sèche, il est entendu que le séchage des mains après le lavage fait partie intégrante de l'hygiène des mains, pour le public comme dans les soins de santé. Alors que cette étude révèle une préférence des usagers pour l’essuie-mains papier plutôt que pour le sèche-mains, proposer plutôt des essuie-mains favorise de fait une meilleure hygiène des mains.
Une mauvaise hygiène générale des mains, une méconnaissance des « consignes », de lavage, c’est ce que dénonce cette étude de la Michigan State University avec seulement 5% des personnes qui se lavent les mains suffisamment longtemps pour tuer les germes qui peuvent causer des infections. Dans les toilettes publiques, 33% n’utilisent pas de savon et 10% ne se lavent pas les mains…du tout.
Les cranberries ou canneberges ont souvent été associées à la prévention des infections urinaires, avec des conclusions très contradictoires. Cette étude de l’Université Mc Gill suggère cependant que les cranberries pourraient aussi freiner la propagation des bactéries pathogènes dans les dispositifs médicaux implantables. Les conclusions, publiées dans 2 revues scientifiques, dont le Canadian Journal of Microbiology, sont donc favorables et à la consommation de ces baies en prévention des infections, et à la poursuite des recherches sur leur dérivés pour des utilisations plus larges, en prévention des infections nosocomiales par exemple.
Un test en 4 points capable de prédire le risque de décès après infection à C. difficile… C’est ce que proposent avec cette recherche, les scientifiques de l’Université d’Exeter, une méthode précise, robuste et simple d’interprétation. Présentée dans l’édition du 12 juillet de la revue BMC Infectious Diseases, elle pourrait apporter des bénéfices inestimables pour les patients, les hôpitaux et les services de santé du monde entier.
Les cicatrices s'amenuisent avec le temps mais ne disparaissent jamais en totalité. Une cicatrice réussie est une cicatrice souple à la palpation, et de couleur quasi-identique à la peau l'entourant, de façon à être presque imperceptible. Chaque cicatrice possède sa part d'inconnu, et améliorer l'aspect d'une cicatrice inesthétique est toujours un défi en chirurgie esthétique. Avant de traiter une cicatrice, il est nécessaire d'avoir bien analysé sa structure au niveau de l'épiderme, du derme et de l'hypoderme, ainsi que le mécanisme de son apparition en cas de mauvaise évolution.
Ces scientifiques du Scripps Research viennent de mettre en lumière un important processus de cicatrisation par lequel certaines cellules immunitaires bien spécifiques de la peau contribuent à guérir les plaies. Leurs conclusions, présentées dans le Journal of Clinical Investigation expliquent comment ces cellules résidentes fonctionnent comme les «premiers intervenants» en cas de lésions cutanées, réduisant l’infection et favorisant la cicatrisation. Une molécule clé est ainsi identifiée qui s'avère une cible prometteuse pour de nouveaux dispositifs de pansement.