Ce bilan présenté lors du Congrès européen Clinical Microbiology & Infectious Diseases (ECCMID) d’Amsterdam révèle une forte prévalence des infections associées aux soins de santé (IAS) en Europe, et, en regard, de trop faibles taux de tests dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée européens. L’étude met ainsi en évidence le profond manque d'informations bactériologiques pour mieux cibler les antibiothérapies, avec la menace d’épidémies et d’un surcroît d’émergence des résistances.
Le gecko a déjà inspiré des dispositifs de pansement adhérents en dépit de l’humidité, la « bave » de la limace recèle-t-elle à son tour le secret de meilleurs adhésifs médicaux ? Cette étude de l’Ithaca College (New York) suggère que ses résultats, présentés à la Réunion annuelle Experimental Biology 2019 pourraient conduire à des alternatives innovantes de suture, à la fois flexibles et solides.
Des capteurs portables et biomimétiques -qui imitent la peau- pour faciliter le processus de cicatrisation, c’est l’innovation proposée par cette équipe de l’Université de Binghamton : un nouveau pansement « intelligent » avec capteur intégré, présenté dans la revue Biosensors and Bioelectronics et capable de suivre les événements biochimiques critiques du processus de cicatrisation, tout en restant invisible pour le système biologique et tout en ne provoquant pas de réponse inflammatoire bien sûr.
Ces bioingénieurs de l’Université technologique du Michigan nous proposent, dans la revue Materiala, des nanofibres électrofilées qui induisent les cellules à suivre le motif de brins et de poches de ces nanofibres sous-jacentes. De plus, la variation de l'intensité du champ électrique lors de l’électrofilage permet d’obtenir différentes tailles de poches adaptées aux différents types de tissu (cardiaque, cérébral, cutané…) à régénérer.
Ces chercheurs de l'Université de Huddersfield (UK) font ici équipe avec des partenaires industriels, Perfectus Biomed et Essity pour développer un test d’efficacité de gestion de l’exsudat. L’équipe vient de remporter le prix de la meilleure recherche clinique décerné lors de l'édition 2019 du Journal of Wound Care Awards. Ce projet primé va permettre une meilleure gestion de l’exsudat et le développement de pansements toujours plus efficaces.
Cette étude de l’Université Rutgers (New Jersey) contribue à éclairer le partage ou la transmission, entre bactéries nocives, de gènes de résistance aux antibiotiques. Du moins, elle propose une nouvelle hypothèse : en parcourant des milliers de kilomètres, ces bactéries forment comme un véritable pont aérien, « un mécanisme planétaire » qui favorise l'échange de gènes bactériens entre des lieux lointains.
Quand on traite d’ulcère du pied diabétique, l’objectif ultime reste d’essayer de raccourcir les délais de cicatrisation et de prévenir l'amputation. Ces travaux de l'Université de Wisconsin-Madison, en démontrant que les communautés microbiennes associées à ces plaies chroniques courantes chez les patients diabétiques ont une incidence sur le fait que ces plaies cicatrisent ou conduisent à l’amputation. Des résultats présentés dans la revue Cell Host & Microbe qui suggèrent que la surveillance des microbiomes des ulcères du pied diabétique pourrait fournir aux médecins et aux soignants des données précieuses sur la meilleure façon de traiter ces plaies chroniques, douloureuses et handicapantes.
Nous avons suivi les différentes étapes* de développement de ce gant cicatrisant à pression négative, fabriqué par des chercheurs de l’Université du Texas, et qui franchit aujourd’hui une autre étape clé sur la voie de la commercialisation. Pour preuve, ce dispositif innovant voué à la cicatrisation plus aisée des plaies de la main a reçu le prix « d’accélération du prototype de l’année » du Medical Technology Enterprises Consortium (MTEC), un consortium de recherche américain qui travaille en collaboration l’US Army Medical Research.
Le nombre d’infections sévères et de décès liés aux bactéries résistantes aux antibiotiques est en augmentation dans le monde entier. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que la compréhension de la propagation de la résistance aux antibiotiques et la mise au point de programmes de lutte contre l’antibiorésistance sont parmi les défis majeurs en Santé publique. C’est dans ce contexte que cette équipe de l’Université de technologie de Graz (TU Graz, Autriche) a lancé un projet de coopération interdisciplinaire dans le cadre d’un projet de recherche sur les communautés microbiennes en milieu intérieur, en particulier à l’hôpital dans les USI ou dans les « salles blanches » de l'industrie aérospatiale… La recherche, présentée dans la revue Nature Communications fait plus que confirmer « l’hypothèse de l’hygiène » : elle démontre que la diversité microbienne diminue dans les zones à haut niveau d'hygiène alors que la diversité des résistances augmente simultanément.
Cet essai mené par une équipe de l’Université de technologie du Queensland sur l'optimisation des pratiques de nettoyage dans 11 hôpitaux australiens, ciblées sur un nettoyage en profondeur des points de contact dans les salles de soins, montre que ce protocole permet de réduire considérablement le nombre d'infections associées aux soins de santé (IAS) et les coûts associés.
Le professeur Nick Graves, économiste de la santé à la Queensland University of Technology et à l’Australian Centre for Health Services Innovation (AusHSI) explique que ce projet de recherche est considéré comme le plus grand essai prospectif, multisite et multifactoriel sur le nettoyage des hôpitaux dans le monde ; l’objectif étant principalement de regarder si un changement dans les pratiques de nettoyage peut contribuer à réduire les 165.000 infections associées aux soins de santé (IAS) recensées chaque année en Australie.