Cette équipe de chercheurs de l'Université de technologie de Kaunas (Lituanie) vient de mettre au point un pansement de nouvelle génération à l'acide hyaluronique. Ce dispositif à la fois antimicrobien, antioxydant et anti-inflammatoire stimule la régénération des tissus et optimise la cicatrisation. Il peut être particulièrement efficace dans le traitement des plaies profondes, difficiles à cicatriser. La technique de « lyophilisation » permettant d’obtenir une structure ressemblant à une éponge d'acide hyaluronique est documentée par ses inventeurs, sur le site de l’Université.
Ces scientifiques russes ont mis au point une nouvelle méthode de synthèse des para-carboxyplénylsiloxanes, une classe unique de composés organosiliciés. Les substances qui résultent de cette synthèse sont prometteurs pour la création de composés silicones autocicatrisants, électroconducteurs et résistants aux températures extrêmes. Documentés dans le Journal of the American Chemical Society, ces composés promettent un large spectre d’utilisation, de la création de dispositifs de pansement autocicatrisants à la fabrication de nouveaux matériaux hybrides pouvant être utilisés en catalyse, conditionnement, stockage et dans de nombreux autres domaines de la science, de la technologie et de la médecine.
De nouveaux matériaux, présentés par une équipe de l’Imperial College London, qui exploitent -à nouveau- le processus de guérison naturel, promettent une cicatrisation accélérée et améliorée. Des résultats présentés dans la revue Advanced Materials qui suggèrent que les meilleurs pansements sont « ceux qui travaillent avec le corps ». Précisément, l’équipe a développé une molécule qui permet aux cellules de mieux s’accrocher au lit de la plaie et tout en s’accrochant, de libérer des protéines pro-cicatrisation.
Cette nouvelle étude menée par le « Boost-Closure Group », une collaboration internationale d’experts en plaies et cicatrisation, révèle les bénéfices d’un dispositif hydrocellulaire de nouvelle génération, à base de polyuréthanes hydratés capables de concentrer les facteurs de croissance endogènes et de booster ainsi l’épidermisation et donc la cicatrisation, dans le soin de l’ulcère veineux de jambe. Des données présentées dans le Journal of Wound Care qui confirment, précisément, l’efficacité d'un pansement hydrocellulaire à base de polyuréthanes hydratés -combiné à la thérapie de compression-, à réduire la surface de la plaie et le délai de cicatrisation dans la prise en charge de ces plaies.
Ce nouvel antibiotique, le Ramizol, est présenté par cette équipe de l’Université Flinders (Australie) comme une avancée décisive dans la lutte contre l’antibiorésistance et les superbactéries. Des travaux, présentés dans les Scientific Reports qui apportent une preuve de concept chez l’animal, infecté par une dose mortelle de la bactérie Clostridium difficile.
Cette étude montre que parmi ces hamsters infectés, par une dose mortelle de la bactérie, une proportion importante parvient néanmoins à survivre à l'infection.
Ces travaux de l’Université de Californie – Irvine ouvrent la voie à un traitement anti-cicatriciel possible en montrant que le processus naturel de réparation de la peau, sans cicatrice, repose en partie sur l'aide des cellules sanguines en circulation. Des données présentées dans la revue Nature Communications qui apportent la preuve de concept d’une cicatrisation des plaies sans cicatrice par ciblage des propres cellules sanguines du corps.
Les chercheurs de l’Université de Virginie constatent que la télémédecine augmente la satisfaction des patients à l'égard des soins de plaies, en post-opératoire, et la qualité de vie auto-déclarée. Des résultats, présentés dans les Annals of Vascular Surgery, qui viennent confirmer ceux de précédentes études suggérant toute la valeur ajoutée du suivi à distance, dans les soins spécialisés et pour les patients des communautés rurales et des déserts médicaux.
La peau a cette remarquable capacité à panser ses plaies, cependant, dans certains cas, les plaies accusent un retard de cicatrisation voire deviennent chroniques, exposant le patient à un risque de douleur chronique, d’infection et autres complications. Dans un contexte où, avec le vieillissement des populations, l’incidence de cette chronicité et la prévalence des plaies chroniques augmentent, de nombreuses équipes de recherche travaillent actuellement au développement de pansements intelligents qui permettent de relancer voir aboutir à la cicatrisation.
Cet adhésif aux multiples applications biomédicales possibles est basé sur 2 hydrogels, collés avec une solution aqueuse de chaînes polymères et qui se séparent facilement en présence de rayons ultraviolets. Mais sans lumière UV, les hydrogels adhèrent fortement. Un développement d‘une équipe de la Harvard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS) et de l’Université Xi'an Jiaotong (Chine) qui va permettre, notamment, un retrait du pansement beaucoup moins douloureux.
Cette nouvelle semelle développée par une équipe de l’Université Purdue pourrait favoriser le processus de cicatrisation pour les patients diabétiques atteints d’un ulcère du pied. Un type de plaie chronique qui, avec le retard de cicatrisation et les complications peut entrainer l’amputation. Ce nouveau dispositif, présenté dans la revue Materials Research Society Communications est basé sur un apport progressif et continu en oxygène, à la plaie, ce qui favorise sa cicatrisation et peut dans certains cas, préserver la mobilité du patient.