Une nouvelle façon, presque « mécanique » de tuer les bactéries, c’est ce que nous propose cette équipe de l’Université McMaster et de Montréal. Ce concept clinique prometteur dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, basé sur le ciblage de la paroi bactérienne et sur le « confinement » physique de la bactérie, et présenté dans la revue Nature, annonce le développement d’une nouvelle classe d'antibiotiques dotés d’un tout nouveau mode d’action.
On « en parle » depuis longtemps de ces pansements intelligents, « connectés » pour transmettre des données sur la plaie ou activables de l’extérieur pour délivrer si besoin des facteurs de cicatrisation ou des antibactériens. Ce nouveau prototype, documenté par une équipe de la Chinese Academy of Sciences dans la revue ACS Central Science détecte, diagnostique et traite les infections bactériennes, même résistantes.
4.600 cas confirmés, 7.000 cas suspects, ce sont les derniers chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’épidémie causée par le nouveau coronavirus 2019-nCoV se propage rapidement, avec, au 28 janvier, 4.593 cas confirmés dont 4.537 en Chine. Une estimation déjà bien en deçà de celle des autorités sanitaires chinoises qui annoncent ce mercredi 29 janvier, soit 24 heures plus tard, plus de 1.500 cas confirmés supplémentaires, soit un total de 5.974 cas confirmés et 132 décès.
Durant ces dernières 24 heures, ce sont 474 nouveaux cas d’infection au 2019-nCoV qui sont confirmés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS- 24 au 25 janvier 2020). Le nombre de cas confirmés dépasse les 2.000, 56 décès sont recensés, 15 professionnels de santé diagnostiqués comme infectés. L'évaluation de l’épidémie par l'OMS n'a pas changé depuis la réunion du Comité d'urgence du 22 janvier dernier : si le Comité a convenu de l'urgence de la situation, il n’a pas considéré que l’épidémie constituait à ce stade de données une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC : Public Health Emergency of International Concern).
Des études récentes ont suggéré un lien entre le métabolisme du cholestérol et l'immunité innée. En effet, en cas d’infection virale, les macrophages (visuel) -qui participent à l’immunité innée- présentent une synthèse du cholestérol réduite accompagnée d'une expression accrue des gènes antiviraux, dont l'interféron de type I (IFN-I). Cette étude de l’Institute of Biochemistry and Cell Biology of the Chinese Academy of Sciences (CAS), présentée dans la revue Immunity, examine les niveaux d'expression de plusieurs enzymes qui régulent le métabolisme du cholestérol pour mieux comprendre le rôle des métabolites du cholestérol dans la lutte contre l'infection.
Les infections virales émergentes, comme l’épidémie actuelle de pneumonie liée au nouveau coronavirus 2019-nCoV, constituent des menaces majeures pour la santé publique mondiale car, au départ de l’épidémie, le virus est inconnu et encore imprévisible, dans sa virulence, sa capacité de propagation et de mutation. Il est donc primordial d’identifier ses origines pour pouvoir élaborer les stratégies de défense. Cette étude d’une équipe de la Peking University (Beijing, Chine) apporte des données importantes sur les origines possibles de l’épidémie chinoise, qui de Wuhan à la mi-décembre se propage maintenant à Hong Kong, Singapour, en Thaïlande et au Japon- avec un premier cas identifié aux Etats-Unis.Sa
Les épidémies liées à de nouveaux virus constituent toujours une priorité de santé publique même si l’ampleur du risque dépend des caractéristiques du virus, de sa capacité de propagation, de sa virulence, de la sévérité de l’infection et des traitements efficaces déjà disponibles. Le nouveau coronavirus, recensé à Wuhan, en Chine, responsable d’une épidémie de pneumonie depuis décembre 2019, inquiète donc, même si en l’état des preuves actuelles, la capacité de propagation est jugée comme limitée par les experts des US Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
C'est une priorité majeure en Santé publique, la lutte contre l’émergence des résistances bactériennes qui donnent naissance à de « superbactéries », invincibles y compris par les antibiotiques de dernière ligne. Une lutte qui inspire de nombreuses équipes de recherches sur 2 axes particulièrement exploités, celui d’une attaque mécanique ou physique -plutôt que chimique- des bactéries, et celui des nanotechnologies qui permettent le développement de nouvelles armes parfaitement adaptées en taille aux microbes.
Les infections entraîner des conséquences fatales après une chirurgie, en cas de plaie chronique et au cours de processus d’ingénierie tissulaire. Cette équipe internationale décrit dans la revue Angewandte Chemie une nouvelle classe, d’hydrogels biomimétiques, aux propriétés antimicrobiennes « intégrées » donc capables de réduire considérablement ce risque. Le gel combiné à un photosensibilisateur, intégré dans le dispositif, une fois activé par la lumière rouge produit des composés réactifs de l'oxygène qui tuent efficacement et donc sur demande, les bactéries et les champignons.
Les matériaux hémostatiques sont d'une grande importance en médecine. Cependant, leur mise en œuvre reste complexe en raison de 2 objectifs difficilement conciliables : accélérer la coagulation sanguine mais permettre un retrait facile, sans lésion ou abrasion tissulaire ni saignements secondaires. L’objectif est en effet d’éviter de rouvrir la plaie lors du changement de pansement. Cette équipe de l’ETH Zurich, nous présente, dans la revue Nature Communications, un matériau tout en un qui favorise l'hémostase sans obérer la cicatrisation.