Cette équipe de l’Université de Cologne décrypte comment certaines bactéries parviennent à neutraliser un mécanisme de défense du système immunitaire, appelé mort cellulaire programmée ou « apoptose », en inhibant les molécules effectrices de la mort grâce à des composants de leurs membranes externes. L’exemple est ici donné dans la revue Nature Microbiology, avec la bactérie Shigella, capable d’annuler cette mort cellulaire programmée, et créant ainsi une « niche à propagation ».
Le développement d'un vaccin universel contre la grippe est une stratégie idéale pour éliminer les menaces pour la Santé publique des épidémies et des pandémies de grippe. De très nombreuses équipes planchent depuis des années sur ce concept de vaccin universel antigrippal et pour cause, ciblé pour chaque saison sur les souches en circulation, le vaccin de l’année a des difficultés à apporter une protection optimale.
Les infections nosocomiales sont un problème majeur de Santé publique et deviennent de plus en plus problématiques avec l'émergence de bactéries toujours plus résistantes aux médicaments. De nombreuses équipes travaillent à la conception de surfaces permettant d’empêcher l'adhérence, la prolifération et la propagation des bactéries afin de prévenir les infections et de réduire l'utilisation des antibiotiques. Ces chercheurs de la Mc Master University ont ainsi mis au point cette pellicule plastique flexible qui permet de réduire l'adhérence bactérienne, la formation de biofilms et le transfert de bactéries.
Ces bioingénieurs de la Rice (Texas) ont conçu des moteurs moléculaires qui vont percer ou forer dans les superbactéries et redonnent ainsi une voie et une vie à certains antibactériens. Ces machines moléculaires, présentées dans la revue ACS Nano démontrent ici leur capacité à cibler et à détruire en quelques minutes, des bactéries mortelles qui ont développé une résistance à presque tous les antibiotiques.
Le miel est connu depuis des millénaires pour ses propriétés antimicrobiennes et cicatrisantes, cependant, cette étude de l’Université de Newcastle est la première à suggérer de le combiner à des nanocouches de mailles chirurgicales dans la réparation des plaies des tissus mous. Cette combinaison pourrait prévenir l’infection après une opération, selon ces travaux publiés dans la revue Frontiers in Bioengineering and Biotechnology.
Chez les mammifères, les cicatrices se forment pour « refermer » rapidement les plaies selon un mécanisme encore mal compris. On sait que les cellules fibroblastes remontent vers la plaie pour venir la combler mais on ignore d’où viennent exactement ces fibroblastes. Ces chercheurs du Helmholtz Zentrum München révèlent, dans la revue Nature, que les cicatrices cutanées sont issues d'une matrice préfabriquée dans l'aponévrose sous-cutanée : un véritable « kit préfabriqué et spécialisé » composé principalement de fibroblastes sentinelles et prêt à « remonter » en cas de plaie.
Les bactéries dangereuses communiquent pour éviter les antibiotiques, révèle cette équipe de recherche de l’Université de Copenhague. Cette stratégie des bactéries contribue au phénomène croissant de l’antibiorésistance, une priorité de Santé publique mondiale, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Et, au niveau de chaque patient, l’infection bactérienne n’est pas seulement une expérience désagréable, mais devient une infection chronique qui peut être mortelle.
C’est une prouesse biologique, le développement d’un système synthétique 100% liquide et compartimenté un peu comme des cellules réelles. La technologie nommée « 3D water-on-water printing » ou impression 3D eau-dans l'eau, permet de reconstituer et de programmer de véritables cascades biologiques. Entre autres applications, ce développement du laboratoire de recherche de l’armée américaine et de l’Université du Massachusetts va permettre de concevoir de nouveaux dispositifs d’administration de médicaments et de soin de plaies.
Cette technique innovante à base d'électrofilage coaxial ouvre tout un spectre de nouvelles applications médicales innovantes, des pansements intelligents, à de nouveaux dispositifs de contraception et au traitement localisé des glioblastomes. Développée par une équipe de l’Université de Cincinnati (UC), la technologie, présentée dans ChemPlusChem permet de développer des fibres électrolytiques (Visuel) qui ressemblent à une toile d'araignée et combinent des polymères avec des agents actifs, comme des médicaments par exemple.
C’est une étape considérable qui vient d’être franchie dans la greffe de peau, par ces chercheurs de l’Institut polytechnique Rensselaer (Troy, New York) : celle de l’impression en 3D de peau vivante « prééquipée » de ses vaisseaux sanguins. Cette avancée, documentée dans la revue Tissue Engineering, va permettre d’optimiser la cicatrisation des brûlures ou de larges plaies chroniques comme les escarres par exemple.