Les nouveaux rites ont parfois du bon, ici en matière d’hygiène, révèle cette étude publiée dans l’American Journal of Infection Control. Moins de risque de transmission bactérienne ou virale, avec un check qu’avec une poignée de mains, concluent ces chercheurs de l’Aberystwyth University (UK).
Le check transmet beaucoup moins de bactéries et répondrait même mieux aux impératifs de prévention de transmission bactérienne ou virale entre patients et professionnels de santé, selon cette étude menée à partir de différents essais de « salutations alternatives » : Une main gantée stérile plongée dans un récipient de germes, puis séchée, un échange de poignées de main, un check, différentes durée et l'intensité des contacts ont été testées.
Réduire l’incidence des infections liées aux soins chez les bébés prématurés, en particulier en unité de soins intensifs, semble possible par le port de gants, en plus du lavage et après le lavage des mains, suggère cette étude de l'Université de Virginia. Ses conclusions, présentées dans le Jama Pediatrics, suggère que cette mesure supplémentaire pourrait réduire significativement, dans les tout premiers jours de vie, l’incidence des infections d'apparition tardive et des entérocolites nécrosantes chez les grands prématurés.
La capacité d’adhérence du gecko inspire, car cette adhérence est toujours effective en milieu humide, une caractéristique de nombreuses plaies malgré laquelle le dispositif de pansement doit rester adhérent. C’est donc un modèle qui nous est proposé par ces chercheurs de l'Oregon State University qui permet d’expliquer comment les geckos, mais aussi les araignées et les insectes, défier la gravité et l’humidité.
Ce nouveau biomatériau sous forme de nanofilm étirable recouvre délicatement la brûlure et bloque l'infection. Développé par une équipe japonaise, testé sur la souris et présenté à l’occasion de la Réunion de l'American Chemical Society (ACS), ce nouveau dispositif de pansement présente l’avantage, pouvant être enroulé, d’être adapté aux brûlures des doigts et des orteils.
C'est un pansement capable « d'emballer » les brûlures situées sur des zones courbes, inégales ou irrégulières, difficiles à recouvrir par les dispositifs classiques mais ce n'est pas tout.
Cette recherche apporte à la compréhension des processus de migration cellulaire non seulement dans la cicatrisation des plaies mais aussi dans la propagation des cancers, la survenue de certaines anomalies congénitales ou encore la constriction des voies respiratoires avec l'asthme. Les conclusions, présentées dans la revue Nature Physics permettent de définir des modèles informatiques d’interactions mécaniques entre les cellules et montrent, en particulier, comment une organisation cellulaire se met en place pour permettre la cicatrisation.
Ces scientifiques de l’Université de Leicester ont développé ce nez électronique géant pour détecter l'infection à C. difficile, dans les selles des patients. Présenté dans la revue Metabolomics, le dispositif promet d’identifier non seulement l’infection à C. difficile mais aussi les différentes souches grâce à leur empreinte chimique.
Responsable de diarrhées, de crampes d'estomac et de poussées de fièvre, l'infection à Clostridium difficile , qui peut être mortelle, reste une préoccupation majeure dans les établissements de santé, avec la nécessité d'un diagnostic rapide pour éviter sa propagation.
Biospleen, c’est le nom de ce dispositif qui pourrait bientôt venir à bout du pronostic souvent fatal de la septicémie. Ce nouveau système de dialyse, à base de nanoparticules magnétiques recouvertes d'une protéine sanguine humaine synthétique, MBL, fonctionne comme la rate et est capable de filtrer les agents pathogènes du sang, comme les bactéries, les champignons ou les toxines. Présentation de cette invention dans la revue Nature Medicine.
Drôle de conclusion de cette étude, sur la souris, de l’Université de Californie – San Francisco (UCSF) : Le stress psychologique aigu favorise la cicatrisation de la peau et les stéroïdes naturels, qui endommagent la peau lors d'un stress prolongé, peuvent être bénéfiques sur des périodes plus courtes. Ces conclusions, présentées dans le Journal of Investigative Dermatology, réhabilitent d’une certaine manière l’usage des corticoïdes pour traiter les blessures, mais avec la plus grande rigueur sur le dosage et la durée de traitement.
Face à l’émergence des résistances bactériennes, les propriétés antibactériennes du miel ont souvent été évoquées, certains voyant dans les substances naturelles, encore un gisement de nouveaux antimicrobiens. Il est vrai que le miel est utilisé depuis des siècles en médecine populaire pour traiter les infections des voies respiratoires supérieures et les plaies, sans qu'on connaisse précisément son processus d’action sous-jacent. Cette étude suédoise identifie de nouveaux composés antibactériens dans l'estomac des abeilles, 13 bactéries lactiques (LAB) capables de lutter contre des bactéries redoutables, comme SARM.
Ces mêmes virus qui nous rendent malades peuvent aussi s'installer dans et sur le corps humain sans provoquer le moindre symptôme, explique cette étude de la Washington University School of Medicine à St. Louis. Tout dépend du sujet, de sa santé et de son « empreinte virale ». Ainsi, une personne en bonne santé porte, en moyenne, 5 types de virus.