Escherichia coli, Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa continuent à faire des victimes, les plus sévères en centres de lutte contre le cancer ou en réanimation. Ainsi, si par rapport à une précédente enquête de 2006, les infections nosocomiales sont en forte diminution, de 21% dans les services de type soins de suite et de réadaptation (SSR), les unités de soins de longue durée (USLD) ou en psychiatrie, leur prévalence, en 2012 est restée stable en court séjour.
7% des patients des pays développés et 10% des pays en développement contractent une infection nosocomiale, associée aux soins de santé. À l’occasion de la Journée de l’hygiène des mains du 5 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappellait aux patients aussi et à leur entourage que veiller aussi de leur côté au lavage des mains est un bon moyen d’éviter l’infection.
Parce que le gecko parvient à conserver une prise ferme dans un habitat naturel humide, il a déjà inspiré de nombreuses recherches, l’objectif étant de parvenir à développer un adhésif synthétique qui colle en environnement humide, comme à l'intérieur du corps pour les interventions chirurgicales, ou pour le soin de plaies humides. Cette équipe de l’Université d'Akron qui n’en est pas à sa première recherche, décrypte, dans les Actes de l’Académie des Sciences américaines (PNAS), comment l’adhérence est associée à la « mouillabilité » du support.
La transplantation fécale a le vent en poupe même si elle reste peu pratiquée encore et si de nombreux patients y sont réticents. Cette étude de l'Université du Maryland, publiée dans l’édition du 26 novembre de la revue PLoS ONE réaffirme ses bénéfices possibles, ici pour montrer qu’en restaurant des bactéries utiles et normales de l'intestin, la transplantation fécale peut contribuer à traiter les patients souffrant d'infections à Clostridium difficile récurrentes.
Inspiré par un ver parasite intestinal, qui gonfle sa trompe pour s’arrimer à la paroi, ce patch adhésif souple (voir visuel ci-contre) pourrait révolutionner le soin des plaies humides. Développé à base de micro-aiguilles munies d'un embout rigide à l'état sec, mais qui gonfle au contact de l'eau, ce nouveau dispositif peut mieux adhérer aux tissus mous. Il concilie ainsi une adhérence multipliée par 3 et un minimum de risque de lésion et d’infection.
Le rôle clé de cette molécule, FOX01, dans le processus de cicatrisation des plaies, vient d’être mis en lumière par ces chercheurs de l'Université de l'École de médecine dentaire de Pennsylvanie. Leurs travaux présentés dans le Journal of Cell Biology, apportent aux chercheurs une nouvelle cible pour des médicaments capable d’accélérer ce processus de cicatrisation.
En cas de blessure ou de brûlure, un processus de signalisation moléculaire se met en marche pour refermer la plaie et de rétablir la couche de protection de la peau.
Développée par des ingénieurs de l'Université de Californie à San Diego, cette « nanosponge » s’avère capable de retirer en toute sécurité un large éventail de toxines dangereuses de la circulation sanguine, y compris les toxines produites par le SARM, E. Coli, le venin de serpent ou d’abeille. Ces travaux, passionnants, viennent d’être publiés dans l’édition du 14 avril de la revue Nature Nanotechnology.
Petit bénéfice par rapport à la prévention de la propagation des maladies infectieuses, certes, mais se laver les mains apporte aussi un certain optimisme, selon cette petite étude de l’Université de Cologne, qui s’est penchée sur la psychologie de l’hygiène physique ! Les conclusions, surprenantes, publiées dans la revue Social Psychological and Personality Science, révèlent un tout nouvel effet de l’hygiène, sur notre psychologie.
L’Institut de la cicatrisation «Jean-Paul Belmondo » aura pour objectif de renforcer la prise en charge et développer la recherche et la formation sur les plaies chroniques, explique le Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ). L’Institut sera adossé au service de médecine vasculaire et aura pour vocation de développer une activité de soins, de recherche et de formation sur une spécialité de médecine très peu enseignée et complexe sur le plan de la prise en charge.
Cette recherche de l’Université de Laval, présentée dans la revue Advances in Skin and Wound Care propose l’utilisation de pansements de peau humaine pour soigner les ulcères cutanés, en particulier, ceux réfractaires aux traitements courants. Il s’agit de dispositifs de pansements constitués de substituts de peau cultivés in vitro. Ils montrent ici leur efficacité chez des patients atteints d’ulcères veineux de jambe, qui ne parviennent pas à cicatriser.