De nombreux produits et techniques sont, ou ont été utilisés, en alternative ou en complément de la détersion mécanique.
Les compresses et brosses : frotter la plaie avec des compresses tissées peut permettre d'aviver la plaie et d'en retirer des débris superficiels (fibrine non adhérente, biofilm). Sans être un acte de détersion à part entière, ce geste répété quotidiennement peut s'avérer utile si le patient n'a pas trop mal.
La détersion mécanique est le moyen le plus rapide et efficace de raccourcir la phase de détersion. Ce geste simple consiste à retirer les tissus morts à l’aide d’une pince et d’un bistouri, d’une curette ou de ciseaux.
Le débridement d'une plaie chronique fait partie des actes infirmiers défini par le décret de compétences qui stipule que l'infirmier est responsable de la prévention et soins d'escarres, de la réalisation des pansements et des bandages, et qu'il a compétence pour prendre les initiatives et accomplir les soins qu'il juge nécessaire.
Cette étude menée par des chercheurs de la Ludwig-Maximilians-Universität (LMU-Munich) révèle que les bébés nourris au lait frais plutôt qu’au lait UHT sont moins vulnérables aux maladies pédiatriques infectieuses courantes, comme les infections respiratoires. Certes, il ne s’agit pas de donner du lait de vache non traité aux enfants mais de parvenir à extraire ou à préserver les agents protecteurs présents dans le produit naturel pour développer des traitements alternatifs.
Après les premiers gestes, une prise en charge adaptée doit être rapidement mise en œuvre pour éviter toute complication quasiment toujours liée à une mauvaise prise en charge initiale. Or les recommandations de prise en charge évoluent avec l’apparition de nouveaux dispositifs de pansement, testés dans des études cliniques plus récentes.
Ne pas abuser du « tulle gras – flammazine »
Il n'y a pas dans la littérature médicale de grandes études sur la prise en charge locale des brûlures cutanées portant sur la comparaison de pansements.
C’est très précocement, pendant la phase inflammatoire, qu’un écoulement apparaît à la surface de la plaie. L’exsudat est une réponse normale de l’organisme. Il est le plus souvent utile, puisqu’il prévient le dessèchement de la plaie, permet la diffusion de cellules réparatrices et des facteurs de croissance, apporte des éléments nutritifs et réalise a minima une action de détersion autolytique (certes, parfois insuffisante).
Il s’agit précisément ici des complications pouvant intervenir après radiothérapie puis chirurgie, lors de la cicatrisation de la plaie après intervention sur un sarcome des tissus mous. Cette équipe de la Loyola University montre qu’un test simple pourrait permettre de détecter les patients à risque élevé de développer ces complications de cicatrisation. Les résultats de ce test viennent d'être présentés à la réunion annuelle de la Musculoskeletal Tumor Society.
Comme pour tout traumatisme, les brûlures cutanées, fussent-elles superficielles, peuvent s’accompagner de complications, locales ou générales, infectieuses ou cicatricielles avec des conséquences fonctionnelles ou esthétiques. Des complications qui peuvent altérer globalement l’état de santé.
Les complications locales des brûlures superficielles sont essentiellement infectieuses et cicatricielles. Elles peuvent survenir, quoique rarement, même en cas de brûlure du 1er degré. · Les complications infectieuses : ces complications surviennent principalement sur des brûlures du 2ème degré ou plus profondes.
Grâce à l’imagerie à grande vitesse, ces chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) montrent que des gouttelettes de toux et d’éternuements ont une portée bien plus longue que ce que l’on pensait jusque-là. Alors que la toux et les éternuements jouent un rôle clé dans la transmission inter-humaine de maladies respiratoires infectieuses, cette étude expérimentale, basée sur la dynamique des fluides et présentée dans le Journal of Fluid Mechanics, dessine de véritables nuages porteurs de gouttelettes en suspension pleines d’agents pathogènes.
Alors que la transplantation du microbiote fécal est aujourd‘hui documentée comme un traitement sûr et efficace pour l’infection à Clostridium difficile (C. difficile), le recours à la thérapie reste aujourd’hui modeste, sans doute en raison des réticences des patients. Cette étude du Massachusetts General Hospital (MGH) suggère que l'administration orale de la thérapie sous forme de capsules résistantes pourrait être tout aussi efficace que la méthode classique invasive, par coloscopie.
« Protéger, Alerter, Secourir », au vieil adage secouriste résume bien les premiers gestes à adopter face à la brûlure. D’autant que l’évolution d’une brûlure cutanée dépend fortement de la prise en charge initiale. Des premiers gestes adaptés, réalisés au bon moment, peuvent significativement changer le pronostic fonctionnel et éventuellement vital d’une brûlure cutanée.
– Protéger la victime (et se protéger) est la première mesure avant d'en engager toute autre : il faut éloigner la victime de l'agent brûlant et se protéger d'un éventuel sur-accident.