Ce capteur à poser sur la peau cartographie les niveaux d'oxygène dans le sang n'importe où dans le corps. Sa mission, dans cette étude de l’Université de Californie, Berkeley, suivre en temps réel l'oxygénation des plaies en voie de cicatrisation. Constitué d’un ensemble de LED rouges et quasi-infrarouges alternées et de photodétecteurs organiques imprimées sur un matériau flexible, présenté dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine, ce capteur est prometteur pour toutes les applications médicales utilisant la surveillance de l'oxygène.
En réduisant considérablement les effets des antibiotiques, la formation de communautés organisées de cellules bactériennes, connue sous le nom de biofilms, peut être mortelle notamment en post-op ou au cours d'infections des voies urinaires. Cette équipe de Yale vient tout juste de décrypter le processus de formation de ces biofilms. Avec cette nouvelle compréhension de ces formes de résistance très efficaces aux antibiotiques, l’équipe suggère aussi de nouveaux moyens de les arrêter.
Cette étude menée par des chercheurs de l'University College London (UCL) et du Moorfields Eye Hospital, alerte contre une nouvelle épidémie d'infection oculaire sévère, qui sévit dans le sud-est de l'Angleterre, chez les porteurs de lentilles de contact. Ces données présentées dans le British Journal of Ophtalmology montrent que l’infection peut entraîner la cécité mais est, avec quelques mesures, évitable.
Si l’infection reste encore assez rare (incidence : 2,5/100.000 utilisateurs de lentilles par an, l’augmentation du nombre de cas souligne la nécessité pour les utilisateurs de prendre conscience des risques, explique l’auteur principal, le professeur John Dart de l’Institut d'ophtalmologie de l'UCL.
Cette étude d’une équipe de l’Université de Warwick, présentée dans le JAMA et qui a porté précisément sur la prise en charge des fractures ouvertes de la jambe suggère des résultats similaires de cicatrisation et de récupération du patient, avec un traitement de plaie par pression négative (TPN) ou l’utilisation de pansements standard.
Cet essai clinique randomisé mené par des chercheurs de l'Université de Warwick et de l'Université d'Oxford dans 24 hôpitaux avec services spécialisés en traumatologie a comparé les résultats de la thérapie par pression négative vs prise en charge standard chez des patients présentant une fracture « ouverte » de la jambe, l'os ayant traversé la peau.
Plusieurs études ont déjà tenté de visualiser le ballet cellulaire qui se met en marche après une lésion et au début du processus de cicatrisation. Cette étude des Universités d'Oslo et d'Eindhoven montre comment une simple goutte de sang induit les cellules de la peau à s’aligner, et comment cette première connexion entre cellules précède une migration cellulaire collective et coordonnée beaucoup plus prononcée, couvrant les distances micrométriques voire millimétriques.
« J'ai été époustouflé par le nombre de combinaisons d’antibiotiques efficaces », explique l’un des auteurs professeur d'écologie et de biologie génétique et biomédicale à l'Université de Californie – Los Angeles (UCLA). « On pourrait penser que différents antibiotiques vont interagir, mais ce n’est vraiment pas le cas ». 8.000 nouvelles combinaisons d'antibiotiques seraient ainsi étonnamment efficaces, rapportent les biologistes américains et combiner 4 ou 5 médicaments existants pourrait contribuer à lutter contre l’antibiorésistance.
Depuis 2004, l'Institut pour la qualité et l'efficacité des soins de santé (IQWiG, Cologne, Allemagne) réalise des rapports indépendants fondés sur des preuves scientifiques sur les médicaments, les dispositifs médicaux, les thérapies chirurgicales voire alternatives etc… avec, pour objectif final d’éclairer les usagers de santé. Ici, l’IQWiG s’attaque au traitement des plaies par pression négative (TPN) et, à l’issue d’une large revue et analyse de la littérature, conclut à l’absence de données « valables » pour évaluer les avantages et les inconvénients de cette thérapie.
Cette recherche de l’Université du Tennessee montre que les patients atteints de diabète de type 2 et qui dorment mal, ont, en général, des difficultés à cicatriser et donc un risque accru de retard de cicatrisation. Des conclusions, présentées dans la revue Sleep, qui à l’ère de la hausse de prévalence des plaies chroniques, rappelle l’importance de considérer l’ensemble des facteurs de mode de vie et des pathologies pré-existantes, pour une bonne gestion des plaies.
L'argile se confirme comme efficace à combattre certaines bactéries dans les plaies. Cette ancienne pratique inspirée du « cataplasme » pourrait donc s’avérer une option nouvelle et prometteuse pour lutter contre certaines bactéries dont Escherichia coli et Staphylococcus aureus, y compris les souches résistantes telles que le CRE et le SARM et leurs biofilms. Des conclusions présentées dans l’International Journal of Antimicrobial Agents qui appellent à des recherches supplémentaires pour identifier et reproduire les propriétés des argiles antibactériennes, dans le but de synthétiser un composé validé sous contrôle qualité.
Le caractère esthétique ou pas de la cicatrice post-op peut sembler un détail dans la procédure chirurgicale, cependant, alors que 230 millions d'interventions chirurgicales sont effectuées chaque année dans le monde, son évaluation mérite un protocole standard. D’autant que les patients et les médecins sont souvent en désaccord sur l'évaluation des cicatrices chirurgicales, montre cette étude de l'Université de Pennsylvanie qui souligne ce faisant, dans le JAMA Facial and Plastic Surgery, l’insuffisance de dialogue préopératoire et l’absence de méthodes ou de métriques objectives d'évaluation de la cicatrice.