L’escarre est une plaie chronique, très mal vécue tant par les patients que par les soignants. Elle entraîne une image de nécrose et de destruction corporelle pour les patients et une sensation d’échec de la prise en charge pour les professionnels de santé. La survenue d’une escarre est une complication de l’immobilité et / ou du grand âge. Elle augmente la quantité de soins requis et nécessite au quotidien des soins souvent douloureux, longs et coûteux.
En incorporant un médicament inhibiteur de gènes dans un gel en vente libre, les chercheurs du College de médecine Albert Einstein (New York) parviennent à réduire de moitié le temps de cicatrisation et améliorent globalement considérablement ses résultats. Une thérapie combinée, testée ici chez la souris, et dont les résultats prometteurs, pour tous types de plaies, avec notamment une régénération « complète » de la peau, sont documentés dans la revue Advances in Wound Care.
Ce nouveau produit « qui fait » barrière cutanée promet de meilleurs résultats et des réductions de coûts des soins de stomie, selon cet essai clinique présenté dans le Journal of Wound, Ostomy and Continence Nursing. Cet essai randomisé montre en effet que les patients stomisés qui bénéficient de ce nouveau type de barrière cutanée à base de lipides de la membrane cellulaire, au rôle clé dans la fonction « barrière », déclarent une meilleure satisfaction et une qualité de vie améliorée.
Ce développement d’une équipe de bioingénieurs de l’Université d'Exeter promet des textiles intelligents, abordables, durables et fabricables en série grâce à l'utilisation d’un matériau « miracle », le graphène. C’est une nouvelle technique permettant de créer des fibres entièrement électroniques mais pouvant être intégrées à la production de vêtements de tous les jours ou encore aux dispositifs de pansement, qui nous est présentée ici dans la revue npj Flexible Electronics.
Cette équipe du NYU Langone Health parvient à un processus de réparation de la peau qui comprend la repousse des poils sur la peau blessée, un défi en matière de cicatrisation. Cela, en régulant la diaphonie des cellules de la peau qui forment les racines des poils et des cheveux. Leurs travaux, présentés dans la revue Nature Communications, contribuent à expliquer pourquoi les cheveux ne poussent pas naturellement lors du processus de cicatrisation et contribuent également à l’effort de recherche de nouveaux traitements permettant de restaurer la croissance des cheveux.
Les infections urinaires sont l’une des infections bactériennes les plus courantes chez les patients « externes » et la prévalence de la résistance aux antibiotiques est croissante. Cette étude d’une équipe de la Penn Medicine alerte sur le cercle vicieux antibiorésistance et rechute dans ce type d’infection. Car l’utilisation inappropriée des antibiotiques favorise en effet les infections récurrentes. Des conclusions présentées dans la revue Infection Control and Hospital Epidemiology qui doivent à nouveau sensibiliser cliniciens et patients au bon usage de ces médicaments.
Parce qu’ils sont fréquemment touchés mais rarement changés, les rideaux de protection et d’isolement dans les hôpitaux se révèlent un support à risque particulièrement élevé de contamination croisée, révèle cette analyse d’une équipe des services de santé de Winnipeg (Canada). Des taux de contamination documentés dans l’American Journal of Infection Control plutôt élevés : au 14ème jour, 87,5% des rideaux sont porteurs de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM).
Ces bioingénieurs de l’Université Purdue (Indiana) imaginent un nouveau moyen pour lutter contre les infections à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), l'un des 6 agents pathogènes identifiés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme menaces imminentes pour la santé publique : un réseau de diodes électroluminescentes simple et sans danger pour la peau humaine. Un nouveau dispositif documenté dans la revue ACS Infectious Disease qui met à l’honneur la thérapie photodynamique pour traiter les infections.
C’est un désinfectant à la demande, sans conditionnement encombrant, en quelque sorte déshydraté, mais qui devient microgel pour le soin des plaies, que nous décrit cette équipe de chimistes et d’ingénieurs de l’Université technologique du Michigan. A sa base, le peroxyde d'hydrogène -un composé également utilisé pour le blanchiment des dents-. Transportable sous forme de poudre sèche, transformable une fois hydraté en microgel, ce désinfectant innovant réduit la capacité d’infection des bactéries et des virus de 99%.
Ces chercheurs coréens de la Hallym University, ont identifié un nouveau mécanisme, impliquant le ginsénoside Rb1, un principe actif du ginseng, capable de stimuler la migration des kératinocytes et de favoriser la cicatrisation des plaies cutanées. L’étude, présentée dans le Journal of Medicinal Food révèle ainsi une nouvelle approche thérapeutique et identifie de nouvelles cibles pour booster l’épithélialisation au cours du processus de cicatrisation des plaies.