Ou du moins, une famille de bactéries jusque-là considérée comme incultivable. C’est une percée scientifique de chercheurs de l'Université de Californie – Los Angeles (UCLA), partis à la poursuite de ces bactéries insaisissables qui nous livrent aujourd’hui cette découverte, dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS). Leurs résultats apportent un éclairage nouveau sur l'importance biologique, écologique et médicale des « TM7 », des bactéries responsables de maladies inflammatoires de la muqueuse et de la parodontite, et une technique de culture pour cultiver et décrypter d’autres bactéries insaisissables.
Drôle de conclusion de cette étude, sur la souris, de l’Université de Californie – San Francisco (UCSF) : Le stress psychologique aigu favorise la cicatrisation de la peau et les stéroïdes naturels, qui endommagent la peau lors d'un stress prolongé, peuvent être bénéfiques sur des périodes plus courtes. Ces conclusions, présentées dans le Journal of Investigative Dermatology, réhabilitent d’une certaine manière l’usage des corticoïdes pour traiter les blessures, mais avec la plus grande rigueur sur le dosage et la durée de traitement.
Des lésions de patients atteints d’ulcère de Buruli, moins douloureuses que d’autres plaies qui paraissent plus bénignes, c’est à partir de cette constatation que ces chercheurs de l’Inserm (Centre d’infection et immunité de Lille et “ATOMycA” -Université d’Angers) décryptent, dans la revue Cell, un mécanisme analgésique qui limite la transmission du message douloureux au cerveau. Cette découverte laisse espérer le développement de nouvelles molécules antidouleur.
Le miel, une nouvelle approche de la lutte contre la résistance aux antibiotiques ? Ce pourrait être en effet une solution face à l’émergence croissante de la résistance bactérienne aux antibiotiques, selon cette étude américaine, présentée à la 247è Réunion de l'American Chemical Society (ACS).
Les auteurs rappellent que le miel a pu être utilisé par certains professionnels de santé comme un pansement topique, et avec succès, mais qu'il pourrait voir son rôle encore élargi, en tant qu'agent anti-infectieux.
Cette protéine de signalisation clé pourrait, à un niveau très précis, contribuer à une cicatrisation plus rapide des plaies et représenter une nouvelle voie pour traiter les maladies inflammatoires, infectieuses et auto-immunes, selon cette étude menée par des chercheurs du Mount Sinai Hospital. La recherche, présentée dans la revue Cell Reports, révèle le rôle de signalisation spécifique de l’une des protéases intervenant dans la cicatrisation.
Biospleen, c’est le nom de ce dispositif qui pourrait bientôt venir à bout du pronostic souvent fatal de la septicémie. Ce nouveau système de dialyse, à base de nanoparticules magnétiques recouvertes d'une protéine sanguine humaine synthétique, MBL, fonctionne comme la rate et est capable de filtrer les agents pathogènes du sang, comme les bactéries, les champignons ou les toxines. Présentation de cette invention dans la revue Nature Medicine.
Ces chercheurs de l’Université d'East Anglia semblent avoir découvert une faille chez les bactéries résistantes aux antibiotiques. Une faille située sur la barrière défensive qui entoure les cellules bactériennes et qui ouvre une nouvelle voie à une nouvelle génération d’antibactériens. Leurs conclusions, publiées dans la revue Nature, sont prometteuses, face à l’émergence des bactéries résistances et du peu d’antibiotiques en développement.
C’est le processus de partage de matériel génétique entre les bactéries et donc du système qui permet la propagation de la résistance aux antibiotiques qui vient d’être décrypté par ces chercheurs de Université de Londres et de l'UCL. Ces travaux, présentés dans la revue Nature décrivent un mécanisme de sécrétion utilisé par les bactéries pour se transmettre des « substances » à travers leurs parois cellulaires.
Personne ne fait encore l’exercice, sauf cette étude de l’Université McGill qui estime les conséquences d'une réévaluation régulière, à l’hôpital, de l'utilisation des antibiotiques, ici contre C. difficile, sur les coûts de santé et les taux d'infection. Marquer un temps d'arrêt et de réflexion, face à la survenue de nouvelles données cliniques afin de réexaminer l'indication, la dose et la durée d'utilisation des antibiotiques, peut non seulement entrainer une réduction des coûts des antibiotiques et un usage mieux ciblé mais, dans le même temps permettre légère baisse des infections à C.
Ces scientifiques de l’Université de Leicester ont développé ce nez électronique géant pour détecter l'infection à C. difficile, dans les selles des patients. Présenté dans la revue Metabolomics, le dispositif promet d’identifier non seulement l’infection à C. difficile mais aussi les différentes souches grâce à leur empreinte chimique.
Responsable de diarrhées, de crampes d'estomac et de poussées de fièvre, l'infection à Clostridium difficile , qui peut être mortelle, reste une préoccupation majeure dans les établissements de santé, avec la nécessité d'un diagnostic rapide pour éviter sa propagation.